Un joueur du PSG attaqué : Il s'en prend aux journalistes, «comment pouvez-vous tomber sur un garçon comme ça...»
Hugo Chirossel -
Journaliste
Passionné de football depuis le plus jeune âge, devenir journaliste sportif est rapidement devenu une évidence pour Hugo. Il se découvrira plus tard un amour pour la NBA, avant d’explorer d’autres horizons comme ceux de la Formule 1 et de la NFL.

Depuis le début de la saison, un joueur du PSG est en difficulté et n’est pas épargné par les critiques, mais a reçu le soutien d’une ancienne figure du club de la capitale, qui a remis la faute sur les journalistes. Selon elle, ce sont les médias qui accentuent ses difficultés en épiant la moindre de ses erreurs.

Gardien emblématique du PSG de 1992 à 1997 et de 1998 à 2000, Bernard Lama était invité sur le plateau du Late Football Club de Canal+ ce lundi soir. L’ancien international français en a profité pour évoquer la situation de Lucas Chevalier. Destiné à être le successeur de Gianluigi Donnarumma à son arrivée l’été dernier, le joueur formé au LOSC a désormais été dépassé par Matvey Safonov dans la hiérarchie des gardiens.

« Comment vous, les médias, vous pouvez tomber sur un garçon comme ça »

« Je pense tout d’abord que Chevalier n’est pas arrivé à Paris dans un bon contexte. Une grande partie des supporters n’ont pas compris pourquoi Donnarumma est parti, pourquoi le club a fait ce changement. Automatiquement, cela a mis une pression supplémentaire qui n’était pas nécessaire sur Chevalier », a déclaré Bernard Lama. « Comment vous, les médias, vous pouvez tomber sur un garçon comme ça, encore très jeune pour ce poste, talentueux… Comment peut-on lui tomber dessus ainsi, presque en attendant qu’il fasse une erreur pour pouvoir la signaler ? »

« Je trouve ça logique, comme pour les joueurs de champ, qu’il y ait des changements »

Toutefois, Bernard Lama ne remet pas en question la concurrence mise en place par Luis Enrique au poste de gardien. « J’ai entendu Luis Enrique dire qu’il a trois bons gardiens et qu’ils peuvent jouer. Ce n’est pas faux. Je pense qu’ils sont tous de niveau équivalent. Je trouve ça logique, comme pour les joueurs de champ, qu’il y ait des changements. Le numéro 1 installé, c’était à une certaine époque. Si tu as deux, voire trois gardiens de même niveau, ce qui est important, c’est surtout leur connexion avec les coéquipiers, avec l’équipe. C’est une gestion globale », a-t-il ajouté. « Il y a maintenant beaucoup de matchs. À mon époque au PSG, j’étais allé voir Artur Jorge pour lui dire que j’avais trop de matchs et que je souhaitais voir Luc Borelli jouer des matchs de Coupe. Ce sont des joueurs, pas des machines. On a parfois besoin de couper, même après de bons matchs. »

« Il va bosser, il va revenir »

Bernard Lama s’est voulu optimiste pour Lucas Chevalier, persuadé qu’il finira par s’imposer au PSG : « C’est un Ch’ti, Chevalier. Il va bosser, il va revenir. À mon sens, il n’y a pas tant d’écart que ça entre lui et Safonov. C’est encore un garçon jeune, il ne faut pas l’oublier, il n’a pas l’expérience du très haut niveau avec plusieurs clubs. On est à Paris, champion d’Europe, une référence en matière de qualité. Et il n’y a pas que lui qui est en difficulté au PSG… »

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