Les places au sein de l'équipe de France sont très prisées pour disputer une grande compétition, surtout une Coupe du monde. Et parfois, d'excellents joueurs restent sur le carreau. C'est le cas d'un défenseur du PSG pourtant encenser par Lilian Thuram qui le présente comme étant plus fort que lui.

Les places dans le groupe d'Aimé Jacquet pour la Coupe du monde 1998 étaient très convoitées. D'ailleurs, les 22 élus n'étaient pas forcément les plus attendus, mais ce sont eux qui ont finalement soulevé le trophée le 12 juillet. Une situation très difficile à vivre pour les six réservistes invités à quitter le groupe juste avant le début de la compétition : Lionel Létizi, Martin Djetou, Sabri Lamouchi, Pierre Laigle, Ibrahim Ba et Nicolas Anelka. Mais d'autres joueurs auraient largement pu être convoqués, à l'image de Bruno Ngotty. Alors au PSG, le défenseur raconte comment sa situation en club l'a privé d'une place au Mondial.
«Thuram m'a dit un jour : "Je n'ai jamais vu un joueur aussi fort que toi..."»
« Mon plus grand regret ? N'avoir pas gagné la Coupe du monde avec l'équipe de France en 1998. J'ai commencé en sélection en même temps que Lilian Thuram, et il m'a dit un jour : "Je ne comprends pas que tu n'aies pas fait la Coupe du monde, et que moi j'aie 140 sélections. Je n'ai jamais vu un joueur aussi fort que toi..." Mais je suis fataliste et un peu borné », racontait-il dans les colonnes de L'EQUIPE en novembre dernier, avant de poursuivre.

Ngotty rate la Coupe du monde à cause de sa situation au PSG
« En 1997-1998, j'étais au PSG, mais c'était ma dernière saison et j'avais déjà signé à Milan. Et Ricardo m'a dit : "Ou tu joues numéro six, ou tu ne joues plus." Je lui ai répondu que je voulais jouer à mon poste. Au rassemblement précédent, en équipe de France, Aimé Jacquet m'avait dit qu'il ne pouvait pas me prendre si je ne jouais pas en club. Mais comme je suis têtu, j'ai dit c'est bon, je ne joue pas... », ajoute Bruno Ngotty.