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Le brassard puis le banc

PSG : les quatre grands perdants du mercato

PSG : les quatre grands perdants du mercato

Au PSG, la dimension change au même rythme que les ambitions augmentent. Pour le prochain mercato estival, la direction parisienne ne comptera pas ses dépenses. Une bonne nouvelle pour les supporters. Une moins bonne pour une partie de l’effectif, devenue en quelques semaines des remplaçants en puissance.

Milan Bisevac
Bisevac était le premier choix d’Antoine Kombouaré. Le Kanak, qui l’avait eu sous ses ordres à Valenciennes, était tombé sous le charme du défenseur serbe. Et on le comprend. Intraitable défensivement, très à l’aise techniquement, celui qui a découvert la Ligue 1 avec Lens a rapidement imposé ses qualités au PSG. Même Ancelotti, ces six derniers mois, a donné beaucoup d’importance à Bisevac, en le titularisant aux côtés d’Alex et en n’hésitant pas à le titulariser sur le flanc droit de la défense. Mais le technicien italien rêve aujourd’hui d’une charnière centrale estampillée Brésil, et fait le forcing pour rameuter Thiago Silva. Bisevac, titulaire en sélection nationale, et qui aurait sa place dans n’importe quelle équipe de Ligue 1, devrait donc s’asseoir sur le banc. Un terrible gâchis.

Christophe Jallet
Il a débarqué de Lorient sur la pointe des pieds. Trois saisons après, Ancelotti lui refilait le brassard de capitaine et appuyait dans les médias sa candidature pour l’Euro 2012. Au PSG, Christophe Jallet n’a jamais déçu. Par son comportement, déjà, et son investissement, toujours irréprochables. Et aussi et surtout par ses qualités footballistiques. L’ancien lorientais est un défenseur moderne. Solide défensivement, il aime se projeter vers l’avant et peut même rendre des services au milieu de terrain. Mais encore une fois, le problème est le même qu’avec Bisevac. Jallet est très bon, mais la direction parisienne veut des cadors. Bon, en même temps, il y a pire que d’être la doublure de Daniel Alves…

Nenê
Le cas à part. Cette année, Nenê a porté le PSG, avec vingt-et-une réalisations en championnat. Mais s’il a parfois enchanté ses supporters et ses dirigeants, il les a souvent exaspérés. Comme tout brésilien qui se respecte, l’ancien monégasque est un amoureux du ballon. Plutôt jaloux, il a parfois du mal à laisser les autres se l’approprier. Plusieurs fois cette année, Nenê a bouffé la feuille. Et ça, l’Italien Ancelotti ne le supporte pas. Pour ne pas arranger son cas, le Brésilien vieillit et donc, ne rentre pas forcément dans le plan à moyen terme du PSG. Et contrairement à Jallet et Bisevac, Nenê, qui fait la gueule quand le coach le sort à trois minutes de la fin d’un match, ne resterait pas toute une saison pour jouer la doublure. Un départ est plus que jamais d’actualité.

Gameiro
La grande énigme de ce PSG version 2011-2012. Désiré par Kombouaré, le lutin lorientais débarque dans la capitale avec une étiquette de néo-international, et de futur grand attaquant. Mais comme son ancien coéquipier Morel à Marseille, Gameiro peine à gravir cette nouvelle marche. Face au but, il hésite, et arrose tout, sauf les filets adverses. Dans le jeu, il s’agace, persuadé que ses coéquipiers ne veulent pas jouer avec lui. Il est pourtant évident que ce nouveau PSG n’allait pas baser tout son jeu sur les qualités de profondeur de (l’ancien ') international. En fin de saison, il a même perdu sa place au profit d’Hoarau, de retour de blessure. Avec l’arrivée attendue d’un attaquant de classe mondiale (Lavezzi, Higuain, Eto’o), son avenir s’assombrit sous le ciel de la capitale. Pour lui aussi, un départ serait la meilleure solution.