«Arrêtons, c’est de la m*rde» : L’OM s’enfonce, de gros changements réclamés pour sortir de la crise
Bernard Colas -
Journaliste
Passionné de sport, de cinéma et de télévision (à l’écran comme derrière) depuis son enfance, Bernard est journaliste pour le 10 Sport depuis 2018. Plus habile clavier en main que ballon au pied, il décide de couvrir principalement un sport adulé, critiqué et détesté à la fois (le football) et un sport qui n’en est pas un (le catch).

En un mois et demi, l’Olympique de Marseille a vu son projet voler en éclats après plusieurs défaites cinglantes et des départs majeurs : celui de l’entraîneur Roberto De Zerbi puis du directeur du football Medhi Benatia. Pour un ancien membre du club, il faut repartir sur de nouvelles bases.

Une nouvelle fois, l’OM est plongé dans la crise, et la situation ne s’est pas arrangée durant le week-end avec une nouvelle contre-performance des Marseillais sur la pelouse du Vélodrome contre Strasbourg (2-2) avant l’annonce du départ de Medhi Benatia, qui intervient quelques jours après celui de Roberto De Zerbi. La saison est décidément très mouvementée dans la cité phocéenne, une situation que regrette l’ancien président Christophe Bouchet, expliquant dans les colonnes de La Provence ce qui ne va pas aujourd’hui à l’OM.

« Arrêtons avec ces entraîneurs apprentis sorciers qui, depuis Bielsa, croient qu’ils sont plus forts que le football »

« Premièrement, arrêtons avec ces entraîneurs apprentis sorciers qui, depuis Bielsa, croient qu’ils sont plus forts que le football, qu’ils peuvent changer de composition d’équipe dans tous les sens et qu’il y a une espèce de magie de leur personne qui fera que le club va gagner. C’est bullshit, c’est de la m****, estime l’ancien boss de l’OM, aujourd’hui candidat à l'élection municipale de Tours. Luis Enrique a bien plus de moyens à disposition mais il ne réinvente pas la poudre, c’est un jeu classique avec un effectif stable. »

« Ce que j’aimerais pour l’OM, c’est qu’on cesse d’être une équipe et devienne un club »

« Le deuxième point, c’est l’accumulation de joueurs, enchaîne Christophe Bouchet. Tout ça n’a plus de sens et ce qui faisait la force de l’OM, c’est la puissance du blason et du maillot. Quel impact ça peut avoir si, au bout de six mois, un Norvégien remplace un Croate qui lui-même laissera sa place à un Suédois six mois plus tard ? Ce que j’aimerais pour l’OM, et je ne pense pas être le seul, c’est qu’on cesse d’être une équipe et devienne un club. Structuré depuis la base avec une équipe première comme finalité d’un projet plus grand. »

Christophe Bouchet milite ainsi pour une « restructuration » misant davantage sur la jeunesse phocéenne : « Un centre de formation avec une identité, une force reconnue, une bonne équipe féminine… des structures qui soient plus fortes que les hommes. On ne peut pas me faire croire que les bons joueurs ne sortent que d’Île-de-France ou de la banlieue de Barcelone… Avec une restructuration par la base, un retour à des choses simples, peut-être que l'environnement serait plus sain, apaisé. »

Articles liés