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La faute à qui ?

OM : les premières limites dElie Baup

Elie Baup est connu pour bien d’autres choses que le simple port élégant de la casquette. Notamment sa faculté, héritée depuis ses débuts, à s’appuyer sur un groupe restreint. Aujourd’hui, l’OM en paye le lourd tribut.


Et si Elie Baup, connu pour faire bien jouer une équipe avec un minimum de joueurs, avait été recruté par l’OM pour cette raison prioritaire ? L’hypothèse avait été effleurée par Pierre Ménès, il y a maintenant 8 jours, sur le plateau du Canal Football Club. A l’époque, Baup avait botté en touche, ne souhaitant pas s’étendre sur les raisons qui ont poussé les dirigeants de l’OM à opter pour son cas personnel. Après la défaite à Troyes (1-0) et même si son équipe est loin d’avoir mérité une telle sanction, la question revient comme un boomerang.

« C’est impossible de tenir 16 matchs avec ce groupe »
D’ici au 31 décembre, l’OM va avoir à enchaîner 16 rencontres (peut-être 17 si les Marseillais se qualifient en Coupe de la Ligue face au PSG). Un vrai marathon qui ferait flipper n’importe quelle équipe, encore plus l’OM qui s’appuie sur un banc limité en quantité. « C’est impossible de tenir 16 matchs, constate Christophe Dugarry sur Canal+ Sport. Cette équipe va passer par des moments faciles, difficiles et très difficiles. Là, elle est dans un moment difficile avant de connaître peut-être pire… Et quand on est dans une spirale négative, dans tous les grands clubs, on sait que ça devient vite très compliqué ». Baup a-t-il trop tiré sur la corde ? C’est probable puisque c’est sa marque de fabrique.

Un manque de talents ?
Depuis ses débuts sur un banc de touche, il n’est pas un grand amateur de la large revue d’effectif. Ça a marché dans le passé, pourquoi en changer ? Peut-être par manque, cette fois-ci de vrais talents. Un point de vue mis là aussi mis en avant par Dugarry, évoquant même des carences... dans le onze de l’OM (A. Ayew, Cheyrou et Amalfitano ont été cités nommément) ! « Il a tiré un maximum d’un groupe de 13-14 joueurs mais il y en a vraiment deux qui sont au-dessus : Gignac et Valbuena, abonde Jean-Luc Arribart. Ils ont perdu Gignac, la question est de savoir combien tiendra Valbuena à ce rythme dans l’animation offensive ».

Omrani d'attaque ?
Conscient des limites actuelles de son effectif, c’est peut-être aussi pour cela que Baup a peur de s’appuyer sur les jeunes de l’OM, d’une qualité moindre, même s’il a plutôt réussi des coups comme le milieu Abdullah ou le défenseur Aloé. Pas encore suffisant, les deux n’étant pas assez épais pour intégrer une rotation sur le moyen terme. En attaque, on attend la véritable éclosion de Billel Omrani, étant donné que Chris Gadi a été prêté à Boulogne (où, d’ailleurs, il carbure). Autre point constaté, plus embêtant, le niveau de jeu de l’OM. Si les résultats ont jusqu’à maintenant été au rendez-vous, malgré une seconde partie en dents de scie, certaines séquences au cours d’un même match ont été inquiétantes.

Des carences dans le jeu
« La défaite à Troyes n’est pas aussi surprenante si on se rappelle la déroute de Valenciennes, on l’a moins vu car le score est conséquent mais contre Limassol (5-1), ça longtemps été compliqué, tout comme lors de la seconde période contre le PSG », nous assure Christophe Josse, commentateur averti de deux de ces matchs-là. Baup sait déjà tout cela. Plus que jamais, donc, il sera sur le gril d’ici au 31 décembre. C’est peut-être maintenant, après des débuts idylliques, que ses facultés à entraîner une grande équipe sera finalement jugée.