La victoire de l'équipe de France lors de la Coupe du monde 1998 porte clairement la marque d'un quatuor défensif quasiment infranchissable. Lilian Thuram, Marcel Desailly, Laurent Blanc et Bixente Lizarazu ont effectivement été la base de la première étoile glanée par les Bleus. Et pourtant, un joueur estime qu'il avait largement sa place.
En 1998, l'équipe de France réalisait l'impensable en remportant la première Coupe du monde de son histoire, sur ses terres. Un succès marqué évidemment par le doublé de Zinedine Zidane en finale contre le Brésil, mais pas seulement. En effet, si les Bleus ont pu devenir champions du monde, ils le doivent en partie à leur solidité défensive. En plus d'un Fabien Barthez en feu, l'équipe de France a pu s'appuyer sur un quatuor d'une rare solidité composé par Lilian Thuram, Marcel Desailly, Laurent Blanc et Bixente Lizarazu. Des joueurs qui ont d'ailleurs laissé que des miettes à leurs remplaçant durant la compétition à l'exception de Frank Leboeuf, titulaire en finale compte tenu de la suspension de Laurent Blanc, expulsé en demi-finale contre la Croatie. Mais Vincent Candela ne peut pas en dire autant. Latéral remplaçant, celui qui est très proche de Zinedine Zidane avait du se contenter du troisième match de poule, sans enjeu, contre le Danemark. Et pourtant, Vincent Candela, qui évoluait alors à l'AS Roma, est persuadé qu'il avait le niveau pour prendre la place de Bixente Lizarazu dans le couloir gauche de la défense des Bleus.
«Moi, je n'ai pas peur de le dire, j'étais meilleur que Liza sur le plan technique»
« Je garde le souvenir d'un groupe fantastique, uni. J'ai eu peu de temps de jeu, mais je sentais que je faisais partie du projet et de l'équipe. J'ai principalement été sur le banc, mais quand je suis arrivé, il y avait déjà Lizarazu et Thuram sur les côtés. Et ils étaient encore là quand j'ai quitté l'équipe nationale. Mais j'ai compris que dans ce type de compétition, ce qui compte n'est pas uniquement qui joue. Par exemple, je ne me sentais pas moins bon que Lizarazu », expliquait-il dans une interview accordée au site de la FIFA en 2022 avant de justifier son analyse.

«Je ne me sentais pas moins bon que Lizarazu»
« Lui était plus défensif que moi, et c'est ce que recherchait l'entraîneur à ce moment-là. Moi, je n'ai pas peur de le dire, j'étais meilleur que Liza sur le plan technique. Après Zidane, j'étais l'un des joueurs les plus techniques de cette équipe. Mais sur les côtés de la défense, le coach voulait des joueurs défensifs, des guerriers, et Thuram et Lizarazu étaient exactement cela. C'est aussi ça qui nous a fait gagner. Tout cela m'a fait grandir et comprendre l'importance de l'esprit de groupe », ajoute Vincent Candela.