«Grande inquiétude» : Déjà un problème pour la Coupe du Monde aux USA ?
Hugo Chirossel -
Journaliste
Passionné de football depuis le plus jeune âge, devenir journaliste sportif est rapidement devenu une évidence pour Hugo. Il se découvrira plus tard un amour pour la NBA, avant d’explorer d’autres horizons comme ceux de la Formule 1 et de la NFL.

Du 11 juin au 19 juillet prochain se tiendra la 23e édition de la Coupe du monde, qui se déroulera dans trois pays : les États-Unis, le Canada et le Mexique. Un des événements sportifs les plus populaires un peu partout dans le monde. Mais alors que le début de la compétition approche à grands pas, un point inquiéterait grandement la FIFA.

Après avoir atteint la finale lors des deux éditions précédentes, une gagnée face à la Croatie (4-2) en 2018 et l’autre perdue contre l’Argentine (3-3, 4-2 aux t.a.b.) en 2022, l’équipe de France se rendra aux Etats-Unis l’été prochain avec l’ambition d’en enchaîner une troisième consécutive. Si le Canada et le Mexique sont également pays hôtes, les Bleus établiront leur camp de base à Boston tout au long de la compétition.

Le Mondial peine à susciter de l’engouement aux USA

Un événement très attendu un peu partout dans le monde, mais qui semble avoir du mal à intéresser outre-Atlantique. Et d’après les informations de The Touchline, cela commencerait à grandement inquiéter la FIFA. A quatre mois du début de la compétition, de nombreuses places n’auraient pas encore trouvé preneur et l’ampleur de l’événement ne correspondrait pas à l’engouement espéré.

Des places trop chères, Weah avait prévenu

S’il y a encore beaucoup de places à vendre, c’est peut-être tout simplement car les prix sont trop élevés. Un point déjà souligné par l’international américain de l’OM, Timothy Weah, récemment : « S’il y a bien une chose que les Américains savent faire, c’est le spectacle. Mais je suis juste un peu déçu par le prix des billets. Beaucoup de vrais supporters vont rater des matchs. C’est trop cher. Le football doit rester un plaisir pour tout le monde. C’est le sport populaire par excellence. » Une prise de parole qu’avait peu appréciée son sélectionneur.

« Ce n'est pas à nous de donner notre avis »

« Avant tout, je crois que le joueur doit s'exprimer sur le terrain, en jouant au football, et non en dehors. Ce n'est pas son rôle d'évaluer le prix des billets. Nous ne sommes pas des politiciens, nous sommes des sportifs et nous ne pouvons parler que de notre travail. Je pense que si la FIFA fait quelque chose ou prend une décision, elle en connaît les raisons, et il est de sa responsabilité de les expliquer. Mais ce n'est pas à nous de donner notre avis. Notre responsabilité est de jouer et de performer sur le terrain, et ensuite, peut-être, les responsables de la fédération pourront donner leur avis », avait répondu Mauricio Pochettino. Timothy Weah semble pourtant avoir raison de s’inquiéter.