Le 18 janvier dernier, le Sénégal frappait un grand coup en s’imposant en finale de la CAN face au Maroc. La compétition ne s’est pas déroulée de la meilleure des façons et le pays hôte fait l’objet de critiques dernièrement. Le président de la fédération sénégalaise vient d’ailleurs d’y mettre son grain de sel et il a évoqué la désignation de l’arbitre de la rencontre, Jean-Jacques Ndala.
C’est ce qui s’appelle gâcher la fête. En finale de la CAN 2025, le Sénégal est venu à bout du pays hôte, le Maroc, grâce à un but de Pape Gueye en prolongations. Les Lions de l’Atlas peuvent avoir d’énormes regrets car Brahim Diaz avait eu une occasion de donner la victoire aux siens sur penalty en fin de match, mais sa panenka avait été arrêtée par Edouard Mendy.
Le Sénégal dénonce un problème avec l’arbitre de la finale
Dans une vidéo publiée sur Sénéweb, le président de la fédération sénégalaise Abdoulaye Fall est revenu sur le déroulé de la CAN et les nombreux problèmes rencontrés. Ce dernier a notamment soulevé un souci avec l’arbitre de la finale, Jean-Jacques Ndala, et il a indirectement mis en cause le Maroc. « Le seul point sur lequel nous sommes restés impuissants, c’est l’arbitrage. Deux jours avant la finale, nous devions connaître l’arbitre, car cela doit être annoncé en commission technique. Quand nous avons posé la question, on nous a répondu qu’ils n’en savaient rien. Le règlement prévoit pourtant un délai minimum pour pouvoir récuser un arbitre. Or, nous n’avons eu l’information que la veille de la finale à 22h. Quand Ablaye les a appelés, ils ont avancé des excuses du type : "On voulait protéger l’arbitre pour éviter la pression." Mais en réalité, nous savons très bien que c’était pour empêcher toute réquisition possible. Pendant la finale, nous avions déjà préparé une lettre de protestation et de récusation. Durant le match, nous avons envoyé la lettre à la CAF, alors que nous étions encore au stade. »
« Jamais un pays ne s’était autant opposé au Maroc »
Plus globalement, Abdoulaye Fall a critiqué le Maroc et la toute-puissance de ce dernier au niveau de la CAF. « Jamais un pays ne s’était autant opposé au Maroc. Parce que ce sont eux qui ont la vice-présidence de la CAF, ils ont les moyens, et beaucoup de pays n’osent pas aller contre leur volonté. Personne n’ose prendre position contre eux. Le Maroc tient la CAF, il faut se le dire : ils tiennent tout en main et décident de tout. Faouzi Lekjaa est mon ami, c’est un compatriote. Mais il y a des choses qu’on ne négocie jamais. C’est pour cette raison qu’on en est là aujourd’hui. » Des déclarations qui vont assurément faire parler.