Accès direct au contenu

Basket

Basket : «Le nouveau Frank Ntilikina ? C’est Elie Okobo !»

Pour la fin de saison de Jeep Elite (anciennement ProA), SFR Sport va proposer la dernière journée en multiplex et l’intégralité des quarts de finale des play-offs gratuitement sur le digital. David Cozette sera aux côtés de Stephen Brun et Frédéric Weiss, consultants pour SFR Sport, pour faire vivre ce coup de projecteur parfait pour le basket français. Il décortique les enjeux et les joueurs à suivre des prochaines semaines.

C’est un automatisme, lorsqu’on parle de basket français, de le comparer à la NBA. Mais l’écart n’est-il pas en train de se réduire ?
Ça dépend qui en parle ou qui regarde. Le simple amateur de basket se contentera de penser que les meilleurs joueurs du monde sont en NBA et à quelques exceptions près, il aura raison. Mais le basket européen, l’Euroligue plus que la Jeep Elite, a clairement des atouts à faire valoir. Et c’est notre rôle auprès du grand public que de montrer qu’il y a eu de réels changements.

En France aussi il y a du spectacle, du jeu, de l’ambiance ?
Totalement. Le basket français est spectaculaire. C’est terminé de voir des matchs qui se disputent dans des pauvres gymnases, sans ambiance. Le parc des salles françaises a énormément changé, même si les enceintes restent encore trop petites pour la plupart. Les clubs ont mis en place beaucoup de choses, que ce soit sur le sportif comme dans le marketing et la communication. Il y a vraiment eu une prise de conscience et cela se voit, sur le terrain, sur les maillots, dans les différents logos. Ce sont des détails mais ils sont très importants. Et avec l’exposition offerte par SFR Sport, encore plus la saison prochaine lorsque la chaîne aura la Ligue des Champions de foot, c’est bien de savoir qu’un spectateur peut tomber parfois sur un match de Jeep Elite et puisse profiter d’un vrai spectacle, avec une belle salle, pleine de lumière et d’intensité dans le jeu.

A l’approche des play-offs, les gros sont là. Monaco, Strasbourg et Le Mans sont qualifiés. Mais certains ont encore du boulot pour décrocher un ticket pour les phases finales…
C’est ce qui fait le charme de cette fin de saison, il y a encore beaucoup de choses à jouer et il va y avoir des surprises. Des équipes comme Nanterre, Villeurbanne, Chalon ou encore Paris Levallois doivent encore batailler. Il n’y aura pas de la place pour tout le monde donc il y aura nécessairement du suspens.

« Cette année, Monaco a un poil moins de talent individuel mais une force collective taillée pour pouvoir aller au bout »

Avec un Monaco qui impressionne depuis le début de la saison ?
Clairement, c’est l’équipe la plus impressionnante. Mais c’est une équipe qui a déjà dominé les deux dernières saisons régulières sans parvenir à remporter les play-offs (élimination en quarts puis en demi-finale). C’est ce qui fait le sel de ce système de play-off, on peut dominer la saison de la tête et des épaules mais il faut savoir répondre présent dans les grands rendez-vous aussi.

Cette saison peut-être la bonne pour Monaco ?
Oui, l’équipe est beaucoup plus mature que les deux dernières saisons. Elle reposait beaucoup sur le talent de ses joueurs auparavant et la somme de ses individualités ne servait pas toujours le collectif. Cette année, il y a un poil moins de talent individuel mais une force collective taillée pour pouvoir aller au bout.

Avec Monaco, Strasbourg semble être l’équipe la mieux armée pour être sacrée…
C’est vrai que depuis le début de la saison, j’ai du mal à imaginer une autre finale que Monaco – Strasbourg. Ils ont des effectifs impressionnants, jusqu’au 10e joueur ça peut mettre 20 points par match. C’est une vraie force car avec l’accumulation des matchs, les groupes moins étoffés finissent par s’essouffler et être moins performant. Strasbourg a connu un passage à vide, je ne pensais pas que ça leur arriverait. Ils ont bien rebondi après trois défaites de rang. Et, ce sera l’une des histoires excitantes de cette fin de saison, on se demande si Strasbourg va enfin mettre un terme à sa série noire de finales perdues. Ils en sont à cinq consécutives !

« Pour le titre de MVP ? Labeyrie, Robinson ou... Peacock »

Quelle équipe vous a le plus surpris cette saison ?
Dijon. C’est le 16e budget du championnat, ils se sont sauvés à la dernière journée la saison dernière. On se disait que s’il pouvait terminer dans le milieu du classement cette année, ça serait très bien pour eux. Et là, ils sont en train de viser une présence dans le Top 4 de la saison régulière, ce qui donne un avantage terrain pour les quarts de finale. Ils produisent un jeu spectaculaire, toujours porté vers l’offensive, c’est assez dingue ce qu’ils réalisent. Et il y a la très belle histoire de Jacques Alingue. Il a démarré le basket à 20 ans en 5e division amateur et cette saison, c’est l’un des meilleurs joueurs du championnat. Il a explosé sur le tard (29 ans), c’est une super histoire.

Et le nouveau Frank Ntilikina ?
C’est Elie Okobo. Il a 20 ans et joue à Pau Orthez. On l’a déjà vu la saison dernière mais il a été blessé. Cette année, il explose et il va se présenter à la draft fin juin. Il a aussi fait ses débuts en équipe de France. C’est un joueur qui est capable de mettre 30 points par match, un vrai phénomène.

Allez, c’est l’heure de se jeter à l’eau pour le MVP de la saison. Trois noms ?
Louis Labeyrie, le pivot de Strasbourg. Gerald Robinson, arrière de Monaco. Et… Zack Peacock, ailier de Bourg-en-Bresse.

Le programme de la fin de saison

15 mai : Dernière journée de la saison régulière

22 mai : Début des quarts de finales

31 mai : Début des demi-finales

13 juin : Début de la finale

Tous les matchs du multiplex de la dernière journée et l’intégralité des quarts de finales sont à retrouver en accès gratuit sur les plateformes digitales suivantes :
-       Les Facebook Live de SFR Sport et RMC Sport
-       La chaîne Youtube SFR Sport
-       Les sites rmcsport.fr et sport.sfr.fr
-       Le site Yahoo sport

Articles liés