Terrorisé par l'avion, un joueur de Ligue 1 fait 2 400km en voiture pour disputer un match (et il a perdu)
Alexis Brunet


Souvent, les clubs de football sont obligés de prendre l’avion pour aller jouer certains matchs quand la distance entre les deux villes est trop grande. Les joueurs ont donc l’habitude de ce moyen de transport, mais pour certains cela est une phobie et il faut donc trouver d’autres moyens de transport. Ainsi, ce week-end, un joueur de Ligue 1 a fait 2400km en voiture pour disputer une rencontre.

Alors que le commun des mortels n’a que peu d’occasions de prendre l’avion dans l’année, cela est complètement différent pour les footballeurs. Pour pouvoir disputer certains matchs, les joueurs sont obligés de prendre l’avion et cela arrive très régulièrement. Si ce type de voyage est d’habitude une formalité, pour certains ça ne passe pas du tout.

Fabien Centonze a fait 2400km en voiture pour jouer un match

Parmi les phobies, celle de l’avion est l’une des plus connues et touche de nombreuses personnes. C’est notamment le cas de Fabien Centonze, le joueur du FC Nantes, et cela ne lui facilite pas la vie. Comme le rapporte Foot Mercato, le défenseur a par exemple été contraint de faire le voyage entre Nantes et Monaco en voiture pour pouvoir affronter l’ASM vendredi soir. Un périple long de 2400km aller-retour et qui aura occupé le Nantais pendant 22 heures. Parfois le Français arrive à se faire violence, mais avec la tempête Nils qui frappait le sud de la France il n’a voulu prendre aucun risque.

« Si je peux éviter, j’évite »

Il y a quelques jours, Fabien Contonze avait d’ailleurs expliqué à L’Équipe d’où était venue sa phobie. « L'avion. Si je peux éviter, j'évite. Je l'ai découvert lors d'un match à Ajaccio, j'avais 19 ans. Je ne me souviens plus exactement du voyage, mais il a suffi que ça bouge un peu. Et ce n'est jamais parti. Je ne le prends que pour les matches. Mais je me prépare. Je regarde la météo en début de semaine. Le matin, je suis obligé de regarder s'il y a des nuages, du vent, s'il pleut. Au début, à l'extérieur, si en plein milieu du match il y avait du vent ou de la pluie, je pensais à l'avion du retour. Aujourd'hui, ça a switché. Mais, demain, je préfère faire 7 heures de car qu'une heure d'avion. La saison dernière, on a joué à Auxerre. Antoine Kombouaré savait que je n'aimais pas l'avion. Il m'a dit : "Une camionnette part avec le matos, tu veux partir avec ?" Oui, avec plaisir. Mais, il n'y a pas de camionnettes qui vont à Marseille, par exemple. Donc, je me fais violence. Et il y a des vols qui se passent très bien. » Un long périple qui a dû user le joueur du FC Nantes, surtout que son club s’est en plus incliné 3-1 et il pointe actuellement à la 17ème place de Ligue 1.

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