Mercato - PSG : « Le fair-play financier va être un carnage… »
La rédaction

Quelques jours après les déclarations enflammées de Michel Platini concernant d’éventuelles sanctions du PSG avec le fair-play financier, Éric Di Méco est monté au créneau.

« Disons simplement que le modèle économique du PSG est particulier et atypique. Ce contrat d'image avec QTA, l'office du tourisme qatarien, est innovant, c'est le moins qu'on puisse dire. Mais est-il valable ? Le montant du contrat est-il correct ? Ce sont autant de questions que les experts doivent trancher. (…) Le PSG respecte-t-il pour autant les règles du fair-play financier ? Pas sûr... Pas sûr du tout même ». Voici les derniers mots de Michel Platini, le président de la FIFA, à propos du sort réservé au PSG avec le fair-play financier. Selon L’Equipe, le champion de France devrait même se voir infliger plusieurs sanctions : un encadrement de sa masse salariale, une limitation de ses transferts durant le mercato ainsi qu’un quota limité de joueurs engagés en Ligue des Champions. Et enfin, le PSG devra présenter un retour à l’équilibre de ses comptes d’ici à deux ans.

« UN JOUEUR COMME MESSI, PLUS PERSONNE NE VOUDRA LES ACHETER »

Pour Éric Di Méco, les règles mises en place par Michel Platini manquent cruellement de clarté et empêchent les clubs, comme le PSG, d’aller de l’avant. « Le fair-play financier c’est un peu comme les accords sur le développement durable. De nombreux pays ont pollué pendant des années et les nouveaux pays qui veulent se développer, on les en empêche. Là, c’est pareil, qui va être pénalisé ? Paris, Manchester City. Ça risque de faire plonger l’économie de certains clubs. Comment va faire le PSG s’il est obligé de vendre pour recruter ? Ils vont vendre à perte parce que les clubs vont les voir arriver. Ça va être un carnage financier. Des joueurs qui ont été acheté très chers, ou un joueur comme Messi, plus personne ne voudra les acheter. » Selon lui, ce fair-play financier est plus qu’une erreur », a-t-il déclaré au micro de RMC.

« LE PSG EST DANS LES CLOUS »

« Le problème c’est qu’il y a une règle qui a été établie. La vie est faite de moyens pour contourner la règle tout en étant dans les clous. Avec ce fameux contrat (avec QTA, l’office du tourisme qatari), le PSG est dans les clous. Mais là on leur dit que leur contrat n’est pas viable. Ils ont fait des règles, ils se rendent compte qu’elles sont nulles parce qu’on peut les contourner. Et d’un coup, ils disent ‘‘attention’’. Mais il faut que ce soit pareil pour tout le monde. (…) Si demain le président de Manchester City veut mettre 400 millions d’euros dans l’année, avec son propre argent, il ne met pas son club en danger. Qui a le droit de l’en empêcher ? Pourquoi le fair-play financier le ferait ? Ce fair-play financier est une fausse bonne idée. Un club qui est en expansion et qui veut se développer, il ne le peut plus », a ainsi conclu Éric Di Méco.

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