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De Saint-Sernin : « Je n’allais pas mourir à cause du foot »
La rédaction

Le président du Stade Rennais, Frédéric de Saint-Sernin, est revenu aux affaires en juin dernier après deux ans de coupure. Dans les colonnes de L’Equipe, l’ancien député explique pourquoi il a « replongé » . « Quand vous n’êtes plus en fonction, vous éprouvez un manque, celui de décider, d’engager une stratégie. J’avais déjà tiré un trait dans ma vie, en politique. J’étais certain d’avoir envie d’arrêter la politique, pas de quitter le foot. Ce sont des raisons médicales qui m’ont mis hors jeu. J’avais un besoin physique d’arrêter, mais il y avait aussi ce sentiment d’inachevé. Beaucoup de politiques aiment le foot. Le nom d’Éric Besson revient souvent. Celui qui aurait aimé présider un club, c’est Nicolas Sarkozy. » , souligne de Saint-Sernin dans les colonnes de L’Equipe.

« Il fallait que je coupe »

Le président breton raconte pourquoi il avait décidé, dans un premier temps, de prendre du recul en 2010. « À un moment, il a bien fallu que j’admette une évidence : je n’allais quand même pas mourir à cause du foot. Mon cardiologue m’a dit que j’éprouvais trop de stress, que j’avais le cœur un peu fatigué. Il fallait que je coupe. C’était plus un état de fatigue général. Quand vous présidez un club et que vous êtes directeur des affaires publiques d’un grand groupe, vous n’avez jamais de week-end, puisqu’on joue au foot, ni de vacances : en juin, vous avez votre boulot à Paris et, début juillet, l’entraînement reprend, les transferts aussi. Je prenais huit jours de vacances par an » , se souvient-il.