A l'Olympique de Marseille, l'heure est grave. Battus coup sur coup contre le LOSC et l'AS Monaco, des concurrents directs à la Ligue des champions, les hommes d'Habib Beye sont menacés dans leur quête en cette fin de saison. Et une individualité censée être un leader de cet effectif ne répond pas présente. Une descente aux enfers qui se traduit par un moment déclencheur selon un consultant de la chaîne L'Equipe.

L'été dernier, le directeur du football de l'Olympique de Marseille a décidé de considérablement renforcer l'effectif alors entraîné par Roberto De Zerbi avec pas moins de douze recrues qui ont déposé leurs valises dans la cité phocéenne. L'une d'elles est arrivée avec un statut de joueur expérimenté sur le Vieux Continent. Néanmoins, il se trouve que son aventure ne prend pas la tournure escomptée sportivement parlant et un épisode charnière en est l'une des raisons.
«Ca part de l'événement où il commence à s'excuser sur son match raté en début de saison»
Benjamin Pavard a fêté son 30ème anniversaire le 28 mars dernier. Un évènement joyeux sur le plan personnel alors qu'il ne traverse pas la meilleure période de sa carrière au niveau professionnel. Le déplacement de l'OM qui a débouché sur une défaite à Louis II dimanche soir face à l'AS Monaco (1-2) en est un exemple concret pour celui qui a passé deux des cinq derniers matchs sur le banc des remplaçants. Dans L'Equipe du soir, Ludovic Obraniak n'a pas pris de pincettes pour attaquer le champion du monde français pour qui tout a basculé lorsqu'il s'est excusé sur les réseaux sociaux après un match raté contre Lens en octobre dernier (1-2). « Benjamin Pavard ? Je trouve qu'il a un manque de charisme et de leadership, et ça part de l'événement où il commence à s'excuser sur son match raté en début de saison. A partir de là, quel type de crédibilité tu peux avoir ? ».

«Il y a personne a Marseille pour le sublimer»
L'ancien joueur du LOSC reconverti consultant sur la chaîne L'Equipe a conclu par un constat assez fataliste sur l'Olympique de Marseille qui n'a tout simplement aucun individu à disposition pour le « sublimer ». « Tu es champion du monde quand même. Une erreur, ça peut se faire. Tu gonfles les pecs, tu lèves la tête, et tu dis "bon, et alors ?". Ça en dit long quand même. (...) Il y a personne a Marseille pour le sublimer ».