En marge de l’officialisation de la nomination de Grégory Lorenzi en tant que directeur sportif, Stéphane Richard a confirmé ce que l’on savait déjà : l’OM est dans une situation financière très compliquée. Alors que la menace d’un encadrement de la masse salariale par la DNCG plane, le club va devoir « changer de train de vie. »

À l’issue de l’exercice 2025-2026, l’OM devrait enregistrer des pertes équivalentes à celles de la saison dernière, à savoir environ 100M€. Sauf que cette année, le club ne pourra pas compter sur les revenus de la Ligue des champions et se contentera de ceux de la Ligue Europa. Une situation délicate qui entraînera les départs de plusieurs joueurs dans les prochaines semaines et possiblement des sanctions de la part de la DNCG.
« Les instances de régulation nous forcent à changer de train de vie »
« Les instances de régulation nous forcent à changer de train de vie. Chacun voit bien au regard des chiffres publiés qu'on n'est pas exactement dans les clous. J'hérite d'une situation qui n'est pas idéale mais c'est ainsi. Il y a des choses qu'on peut essayer d'optimiser ou de négocier mais on ne peut pas changer le passé. L'esprit, c'est de faire du mieux possible compte tenu des contraintes imposées par les régulateurs », a confié Stéphane Richard, nouveau président de l’OM qui prendra officiellement ses fonctions à partir du 2 juillet, auprès de L’Équipe.
« Il va falloir être un petit peu plus inventif dans le recrutement »
Des propos accordés en marge de l’officialisation de la nomination de Grégory Lorenzi en tant que directeur sportif. Ce dernier a livré ses premiers mots à L’Équipe, confirmant qu'il n'aura pas les mêmes moyens que son prédécesseur, Medhi Benatia : « Il va falloir être un petit peu plus inventif dans le recrutement. Je privilégie le collectif. Il va falloir réussir à aller chercher des joueurs capables de créer une connexion, une identité. Des joueurs qui vont se battre sur le terrain, et auxquels les supporters vont pouvoir s'identifier, en incluant aussi le centre de formation, avec quelques jeunes qui émergent pour les développer et éventuellement avoir des retours sur investissement à plus long terme. »