Robert De Zerbi accuse un joueur de l'OM devant les journalistes : «C’est un manque de respect assez hallucinant»
Hugo Chirossel -
Journaliste
Passionné de football depuis le plus jeune âge, devenir journaliste sportif est rapidement devenu une évidence pour Hugo. Il se découvrira plus tard un amour pour la NBA, avant d’explorer d’autres horizons comme ceux de la Formule 1 et de la NFL.

Après la défaite face au Club Bruges (3-0) et l’élimination en Ligue des champions, puis le match concédé face au Paris FC (2-2), Roberto De Zerbi a décidé d’écarter un de ses joueurs. L’entraîneur de l’OM a expliqué ses raisons en conférence de presse, mais cette gestion n’est pas au goût de tout le monde.

L’OM s’est donné un peu d’air mardi soir en s’imposant lors de la réception du Stade Rennais (3-0), décrochant ainsi son ticket pour les quarts de finale de la Coupe de France. Une victoire qui intervient dans un contexte tendu en raison de l’élimination en Ligue des champions la semaine dernière après un match complètement raté à Bruges (3-0), puis d’un nul concédé dans les derniers instants samedi contre le Paris FC (2-2), alors que les Olympiens avaient deux buts d’avance.

Murillo rétrogradé en réserve et poussé vers la sortie

Un succès auquel Amir Murillo n’a pas participé. L’international panaméen (90 sélections) a été écarté du groupe dimanche, rétrogradé en équipe réservé et invité à se trouver un nouveau club. « La question est très simple: je pense que tout le monde voit des buts sur des touches, à la fin des matchs… L'erreur footballistique je l'accepte mais il y a une chose que je veux voir: la faim. Je veux que tout le monde la voie. Si je prends une décision de ce genre, c'est sûrement que j'ai mes raisons », a expliqué Roberto De Zerbi lundi en conférence de presse.

« C'est l'un des rares joueurs qui est venu chez moi pour manger »

L’entraîneur de l’OM ajoutait : « Murillo c'est une belle personne, je l'aime beaucoup. S'il n'a pas faim - et c'est pareil pour tout le monde - il ne joue pas. Si après le 3-0, je vois deux joueurs qui discutent sur le terrain à Paris, ça m'énerve. Il faut courir, ne pas se plaindre, ne pas parler, s'excuser et courir avec la faim. C'est l'un des rares joueurs qui est venu chez moi pour manger. Il sait le nombre d'accolades je lui ai faites. Mais il doit comprendre (...) Tout le monde doit être dans le même bateau. »

« Traiter les joueurs comme des bouts de viande »

Une gestion qui interroge plusieurs observateurs, notamment Pierre Ménès. « Je ne comprends pas comment tu peux désigner un coupable comme ça et mettre à la poubelle un mec qui a été ton couteau suisse défensif, tantôt à gauche, tantôt à droite, piston gauche ou piston droit. Je trouve que c’est un manque de respect assez hallucinant, pour ne pas dire scandaleux. Ca ne m’étonne pas encore une fois, puisque c’est la manière avec laquelle ce club a de gérer ses joueurs et ça prouve qu’il n’y a pas besoin qu’il y ait une multipropriété comme Strasbourg pour traiter les joueurs comme des bouts de viande », a-t-il déclaré dans une vidéo diffusée sur sa chaîne YouTube.

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