Darryl Bakola était présent dans le vestiaire de l'OM il y a un peu moins d’un an, quand Adrien Rabiot et Jonathan Rowe en étaient venus aux mains après une défaite à Rennes pour le compte de la première journée de Ligue 1. Un incident sur lequel celui qui évolue désormais à Sassuolo est revenu, d’autant plus qu’il avait été victime d’un malaise pendant cet épisode.

L’exercice 2025-2026 de l’OM avait peut-être encore plus mal démarré qu’il n’a fini. Dès la première journée de Ligue 1, les Olympiens s’étaient inclinés à Rennes (0-1), une défaite qui avait été suivie d’une violente altercation entre Adrien Rabiot et Jonathan Rowe dans les vestiaires du Roazhon Park. Un épisode après lequel le club avait décidé de mettre ses deux joueurs à la porte, envoyant le premier à l’AC Milan et le second à Bologne.
« Je n’aime pas me remémorer ces moments »
Presque un an plus tard, on ne sait toujours pas ce qu’il s’est exactement passé entre les deux hommes et ce n’est pas Darryl Bakola qui nous en a dit plus. Ce dernier était présent lors de la bagarre entre Adrien Rabiot et Jonathan Rowe et avait d’ailleurs été victime d’un malaise sans gravité pendant cet épisode, sur lequel il a été interrogé dans le cadre d’un entretien accordé à Sassuolo News. « Je n’aime pas me remémorer ces moments, même si tout était déjà terminé quand je suis arrivé. Il est vrai que je ne me suis pas senti bien, mais rien de grave. J’ai été un peu choqué par cette situation », a répondu celui qui a été transféré à Sassuolo l’hiver dernier.
« Une forme de trahison » pour Rabiot
Au micro de RTL quelques semaines après avoir quitté l’OM, Adrien Rabiot avait avoué avoir ressenti « une forme de trahison » et ne pas avoir compris le choix du club de le pousser vers la sortie : « Je ne peux pas expliquer quoique ce soit. Ce qui est fait est fait. Ce qui était important, c’est que mes coéquipiers sachent ce qu’il s’est passé, qu’ils connaissent la vérité. Les supporters ont toujours été derrière moi. Je reçois beaucoup de messages de supporters de l’OM. C’est pour ça que j’ai fait ce message sur les réseaux. Ça me tenait à cœur. Je suis quelqu’un de positif. Ce qui m’importe, c’est qu’on ne mente pas à mon sujet. Qu’on ne dise pas la personne que je ne suis pas. J’ai toujours été investi, respectueux. Je ne veux pas qu’on mente à ce sujet. Je n’ai pas envie d’alimenter la polémique, ça ne fera pas avancer les choses. On ne peut pas me le reprocher (son manque d’investissement), je l’ai montré la saison dernière. (…) Je n’ai jamais été quelqu’un d’ultra-violent, je ne veux pas qu’on emploie les mauvais mots à mon sujet. C’est le football, c’est la vie, il faut aller de l’avant. C’est ce que j’ai fait. »
« De Zerbi et Mehdi n’ont pas vu le premier coup de poing que Rabiot a donné »
Pour The Athletic, Jonathan Rowe quant à lui avait expliqué qu’il était dans un premier temps en train de se disputer avec Geronimo Rulli, avant l’intervention d’Adrien Rabiot : « Le fait est que De Zerbi et Mehdi (Benatia), le directeur sportif, n’ont pas vu le premier coup de poing que Rabiot a donné dès le début. Ils m’ont seulement vu revenir et le frapper. Ils ont donc probablement pensé que je l’avais frappé sans raison. J’ai dû leur expliquer la situation après coup. Les émotions étaient à fleur de peau. Les choses ont dégénéré. Ce genre de choses arrive souvent dans les vestiaires, plus souvent que les gens ne le pensent. » Du côté de l’OM, on a toujours justifié cette décision par la violence des faits, que Pablo Longoria avait même qualifié de « violence inouïe ». La version de Medhi Benatia était que le club avait attendu des excuses de leur part pendant plus de deux jours, mais « elles ne sont pas arrivées » et le choix a alors été fait de s’en séparer.