Lheure de la revanche pour Yazid Mansouri
La rédaction

Décrié depuis la débâcle du Malawi (3-0) comme "trop vieux et trop lent", le capitaine-courage des Fennecs aura l'occasion de faire taire ses détracteurs, dimanche soir, face à l'ogre ivoirien.

Certainement l'un des Fennecs les plus calmes et les plus posés, le Lorientais n'a désormais plus rien à prouver, à 32 ans. Sélectionné avec le Verts depuis 2001, le natif de Revin (Ardennes) compte plus d'une soixantaine de sélections, ce qui en fait le plus capé. Pourtant, son image et sa réputation sont bien loin d'égaler celles des Ziani, Bougherra ou encore Yahia, les autres "immigrés" de l'équipe. "Yazid est un joueur clé de la sélection. Il joue souvent le mauvais rôle, le plus ingrat, celui de pompier de service quand des tensions sont perceptibles au sein de la sélection. Mais, il sait également transcender les joueurs dans les moments difficiles, même s'il n'a pas l'influence d'un Karim Ziani", nous confie un membre du staff technique.

Jamais agressif avec les médias algériens, qui ne l'ont pourtant pas épargné pour une partie depuis le début de la compétition, l'ancien Havrais les attend au tournant ...du stade Chiazi de Cabinda, dimanche soir. "Beaucoup de journaux l'ont descendu en flammes après le Malawi, mais je suis persuadé qu'il sera à la hauteur face à la Côte-d'Ivoire. C'est un faux-calme qui peut se montrer intraitable et passeur décisif dans une telle rencontre. Saâdane compte beaucoup sur lui..." assure un proche du sélectionneur algérien.