Lemmouchia crie au complot
La rédaction

Au centre des débats lors de la CAN, Khaled Lemmouchia a tenu à revenir sur sa mise à l'écart près de deux mois après les faits.

«Je n'ai jamais accordé d'interview critiquant le sélectionneur algérien ni Medhi Lacen. On m'a imputé des propos que je n'ai pas tenu et que j'ai d'ailleurs démenti. Depuis mon départ de la sélection durant la Coupe d'Afrique des Nations, des journalistes algériens tentent de salir mon image et ma réputation. Pourtant, ce sont ces mêmes personnes qui m'ont encensé après les événements du Caire et ce que j'ai enduré au même titre que le reste de l'équipe. Je le dis et je le répète une nouvelle fois, je serai à nouveau fier de porter les couleurs nationales». Très remonté après les allégations reprises par plusieurs titres de la presse algérienne ce matin, le talentueux milieu de terrain de l'Entente de Sétif, Khaled Lemmouchia a tenu à démentir formellement sur notre site les propos anti-Saâdane que lui prêtait une partie des médias algériens.

Accroc à l'Algérie Toujours accroc aux Verts, le natif de Givors -un temps contacté par Montpellier- ne désespère pas de retrouver à nouveau les Fennecs notamment en vue du Mondial. Jeté à la vindicte populaire depuis l'altercation qui l'a opposée à Rabah Saâdane au lendemain de la défaite humiliante face au Malawi (3-0), Lemmouchia bénéficie pourtant du soutien officieux de certains cadres de l'équipe. «Je ne comprends toujours pas sa mise à l'écart. C'est vrai, il a fait une connerie en insultant Saâdane, mais il était sous le coup de la colère. Khaled, c'est un combattant, un compétiteur. Il mérite au moins de faire partie des 23, c'est évident», nous a confié un cadre des Fennecs sous couvert d'anonymat. Très polémique, le cas Lemmouchia semble «clos» pour le président de la fédération algérienne de football, Mohamed Raouraoua. Pourtant, plus qui jamais, le staff algérien n'a semblé à la recherche de joueurs compétitifs. Khaled Lemmouchia attend lui, sereinement, son heure.