L'équipe d'Angleterre a fait match nul face aux États-Unis (1-1) après avoir ouvert la marque. La faute à son gardien Robert Green, auteur d'une mémorable bourde en fin de première mi-temps.

On joue la 40e minute. Le milieu de terrain américain Clint Dempsey, joueur de Fulham, déclenche une frappe rasante à vingt mètres des buts anglais. Robert Green est sur la trajectoire et s’agenouille pour que le ballon se loge « dans la niche ». Sauf que celui-ci rebondit sur ses gants et termine sa course lente derrière la ligne de but. L’Angleterre vient de perdre deux points.
C’est devenu un cliché, les gardiens anglais sont nuls. Les émissions de football et les sites de partage de vidéo raffolent de leurs tristes exploits. La bourde de Robert Green ne fait que perpétuer une longue tradition british. Lui-même n’en est pas à son coup d’essai, comme en témoignent les vidéos ci-dessous. Toutefois, il serait injuste de tout remettre sur les épaules du portier de West Ham. Fabio Capello n’est pas exempt de tout reproche, lui qui n’a décidé qu’au dernier moment de le titulariser, au détriment du mythique (et antique) David James (39 ans) et du prometteur Joe Hart. Cette attente crispante n’aura pas permis au titulaire de se préparer dans les conditions idéales. Robert Green sera-t-il reconduit face à l’Algérie, vendredi prochain ? Une telle décision serait difficilement comprise par les observateurs anglais, que la titularisation d’Emile Heskey en attaque et de James Milner au milieu ont également dû laisser circonspects.
Au pire, Fabio Capello pourrait peut-être faire appel à un gardien… étranger ! La saison dernière, une étonnante rumeur avait circulé : il était question que Manuel Almunia, le gardien espagnol d’Arsenal, se fasse naturaliser anglais, ce qui aurait permis au technicien italien de s’attacher ses services. Ce soir, l’idée paraît tout à coup moins saugrenue.