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Leçon de réalisme

Euro 2012 : la meilleure réponse de Gomez

Mario Gomez

Sévèrement critiqué par Mehmet Scholl après la victoire contre le Portugal (1-0), où il avait déjà marqué le but décisif, Mario Gomez a répondu de la meilleure des manières face aux Pays-Bas en inscrivant un doublé (2-1). Sans broncher. N’est pas Samir Nasri qui veut…

Il a, lui aussi, été critiqué. Encore plus durement et injustement que Samir Nasri, après sa prestation contre le Portugal samedi où il a pourtant marqué le but de la victoire. Mais il n’a pas bronché. N’a pas mis son doigt sur la bouche et proféré quelques insultes après chacun de ses deux buts inscrits contre les Pays-Bas ce soir (2-1). En grand seigneur, Mario Gomez, bien que marqué par les critiques, est resté sobre. Très sobre. Pas de joie exubérante, juste quelques tapes amicales avec ses coéquipiers. Ni plus, ni moins. Suffisamment pour faire taire les critiques. Là est toute la différence entre celui qui est désormais le meilleur buteur de l’Euro, à égalité avec Alan Dzagoev (3 buts), et Samir Nasri.

La meilleure réponse à Scholl
Les propos de Mehmet Scholl, ancien joueur emblématique du Bayern Munich et de la Nationalmannschaft, n’étaient pourtant pas des plus sympathiques. Il y avait de quoi, plus que pour le milieu offensif français, de piquer sa colère. « Je suis inquiet de la manière dont il se déplace. Et nous avons besoin de tourner autour de lui », avait lancé celui qui est désormais consultant sur la télévision allemande après la victoire face au Portugal (1-0). Ce jour-là, comme souvent avec le Bayern Munich, Mario Gomez, transparent une bonne partie de la rencontre, avait inscrit le seul but de la soirée d’une sublime tête en fin de match (72e).

Un doublé qui fait trois
Il a récidivé face aux Oranje. Jusqu’à la 24e minute et son ouverture du score, on ne l’a quasiment pas vu. Puis il a surgi, alors que la domination était clairement hollandaise. Idéalement servi par Bastian Schweisteinger, l’attaquant du Bayern, dos au but à l’entrée de la surface, s’est ouvert le chemin du but d’un contrôle parfait en mouvement avant de tromper de près Marteen Stekelenburg (24e). Encore une fois sur un service de « Schweini », il a remis ça, excentré côté droit dans la surface, d’une magnifique frappe filet opposé avant la mi-temps (39e). Trois frappes, deux cadrées, deux buts, avant de sortir à la 72e minute, remplacé par Miroslav Klose. Une sortie qui coïncide avec la réduction du score des Pays-Bas, une minute plus tard par Robin Van Persie (73e). Une feuille de stats parfaite qui permet à l’Allemagne de valider quasi-définitivement son billet pour les quarts de finale.