La situation géopolitique au Moyen-Orient a pris un nouveau tournant récemment, avec désormais des hostilités ouvertes entre les Etats-Unis, Israël et l’Iran. Et cela impacte un grand nombre de personne et notamment un international français, qui a rejoint le Qatar lors du dernier mercato estival.

Dans des situations comme ça, toutes les classes d’une population sont atteintes. C’est donc le cas du sport, qui vit comme les autres les tensions de plus en plus fortes au Moyen-Orient, avec un conflit ouvert opposant l’Iran à une coalition Israélo-étasunienne.
« Après un réveil comme tous les autres, on a entendu péter dehors »
Milieu de terrain de l’équipe de France ainsi que de l’OM ou de l'OL jusqu’à l’été dernier, Jordan Veretout était au premier rang devant les évènements qui ont pu avoir lieu ces derniers jours. « C'est une sensation un peu bizarre. La famille va bien, les enfants aussi. On est en sécurité, c'est le principal. Après un réveil comme tous les autres, on a entendu péter dehors. On avait déjà vécu ça il y a quatre, cinq mois avec les bombes sur le Hamas. Le premier réflexe a été d'allumer la télé. On a vu que les Américains et les Israéliens avaient attaqué l'Iran » a expliqué celui qui évolue actuellement à Al-Arabi, au micro de RMC.

« On ne sait pas ce qui va se passer, on essaie de rassurer tout le monde, surtout les enfants qui sont en pleurs »
« On savait qu'il y a une base militaire américaine sur le territoire qatari. On passe par plein de moments. On ne sait pas ce qui va se passer, on essaie de rassurer tout le monde, surtout les enfants qui sont en pleurs. Ça n'a pas arrêté toute la journée (les bruits d'explosion, NDLR), donc on commençait à s'inquiéter » a poursuivi Jordan Veretout, invité de l’émission Rothen s’enflamme. « On n'a pas beaucoup dormi la nuit suivante, et après ça s'est calmé. On espère que ça va rester comme ça. C'est un peu flippant. Malgré tout, à Doha, la situation est plutôt calme. Les gens vivent, les gens sortent. Et aujourd'hui (lundi), on a reçu un message nous disant que l'on reprenait l'entraînement collectif. Ça rassure tout le monde ».