Dépression : Cette «addiction» dans laquelle est tombé Bixente Lizarazu !
Bernard Colas -
Journaliste
Passionné de sport, de cinéma et de télévision (à l’écran comme derrière) depuis son enfance, Bernard est journaliste pour le 10 Sport depuis 2018. Plus habile clavier en main que ballon au pied, il décide de couvrir principalement un sport adulé, critiqué et détesté à la fois (le football) et un sport qui n’en est pas un (le catch).

Malgré la fin de sa carrière de footballeur, Bixente Lizarazu reste très actif et multiplie les activités sportives, une vraie nécessite pour lui. En 2024, l’ancien joueur de l’équipe de France était revenu sur cette « addiction » qui lui avait permis d’échapper au blues du retraité.

Sacré champion du monde en 1998 avec l’équipe de France, Bixente Lizarazu a connu une carrière de footballeur bien remplie, jusqu’à sa retraite en 2006. Désormais consultant à la télévision, l’ex-défenseur a encore soif d’aventures sportives et de découvertes, multipliant les expériences en pratiquant le jiu-jitsu brésilien, le surf, le ski ou encore le cyclisme. De quoi lui permettre de s’éloigner sereinement du monde du football.

« La fameuse déprime, qu’on appelle la « petite mort », après l’arrêt de ma carrière, n’a duré que deux jours"

« C’est une continuité de mon enfance. Mes parents m’avaient encouragé à les multiplier (les disciplines). En plus du foot, je pratiquais la pelote basque, le tennis, le surf, etc. Il se trouve que, en intégrant le centre de formation de Bordeaux, j’ai dû me spécialiser. Quand j’ai arrêté le foot, j’ai décidé de retrouver ma vie d’enfant. Et grâce à cela, la fameuse déprime, qu’on appelle la « petite mort », après l’arrêt de ma carrière, n’a duré que deux jours. Alors que des mecs font une dépression d’au moins six mois, confiait Lizarazu en 2024, interrogé par Le Parisien. Et j’ai aussi trouvé qu’en foot on manquait de curiosité par rapport aux autres sports. Pour éviter cette lassitude, j’ai décidé de multiplier les sports afin de ne jamais être dans la routine ni l’écœurement. Comme cela, le plaisir est mon moteur et je varie en fonction des saisons. C’est le conseil que je donne. »

Lizarazu reconnaît une « addiction sportive »

Débordant d’énergie, Bixente Lizarazu peut ainsi compter sur la compréhension de sa compagne Claire Keim pour se livrer à la pratique de nombreux sports. « Elle m'a connu footballeur pro, et j'ai la chance qu'elle accepte mon addiction sportive, qui, même si elle est saine, est aussi très chronophage », déclarait le consultant de TF1 en 2024, dans un entretien accordé à Madame Le Figaro. Une nécessite pour lui permettre de ne pas déprimer. « Quand je suis blessé, rien ne va, y compris sur le plan psychologique. J'ai besoin de me dépasser, de me dépenser, de libérer l'énergie que j'ai en quantité… Le sport, c'est mon équilibre, même si l'esprit de compétition est moins présent », ajoutait l’ami de Zinedine Zidane.

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