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Sortilège

Arsenal : Van Persie entretient la malédiction

Robin van Persie

Manchester United s'est imposé logiquement face à une équipe d'Arsenal peu entreprenante dans le jeu (2-1), samedi. Robin van Persie, buteur, a fêté avec le plus grand respect ses retrouvailles avec Arsenal.

Bis repetita
Arsène Wenger n’a jamais eu de chance avec ses ex-protégés. Et pour cause : à chaque fois qu’ils jouent contre Arsenal, ils marquent. Nicolas Anelka, Emmanuel Adebayor et Jérémie Aliadière -pour ne citer qu’eux- ont été dans ce cas. Voir Robin van Persie, déjà auteur de 7 buts en Premier League cette saison, imiter ses prédécesseurs était donc plus que probable. Le Néerlandais -transféré cet été chez les Red Devils après huit années de bons et loyaux services- n’a pas manqué à ses devoirs. «Et c'est d'ailleurs pour ça qu'on avait décidé de le recruter : pour faire la différence », expliquait Sir Alex Ferguson, le manager de Manchester United avant le match.

La classe de RVP sur son but
Face à Arsenal, le néo-Mancunien ne tardait pas à se mettre en évidence. Il trouvait la faille d’une frappe croisée du droit (3e, 1-0) après une mauvaise relance de Vermaelen. Au vu de son passé sous la tunique rouge et blanche, Robin van Persie se refusait tout célébration. Il n’était pas loin de faire le break une première fois. Bien servi dans la profondeur par Rooney, l’ex-joueur de Feyenoord voyait son tir repoussé par Mannone (21e). Il perdait ensuite son face-à-face avec le portier italien des Gunners (66e) avant que son but ne soit refusé pour une position de hors-jeu. Moins altruiste devant le but, RVP essayait tant bien que mal de se muer en passeur décisif (80e). Sans plus de réussite. Pendant ce temps, Evra mettait les Red Devils à l'abri (67e) et Cazorla réduisait la marque pour l'honneur (90+4e).

Une complicité évidente
Clairement dans l’ombre de RVP, Wayne Rooney n’a pas rechigné à la tâche contre Arsenal. L'Anglais s’est mis au service de son équipe et de son compère d’attaque. Plus complices que jamais, le duo a mis à mal la défense des Gunners. Une-deux, passes en profondeur, décalages, ... Rooney et Van Persie se sont trouvés les yeux fermés sur la pelouse d'Old Trafford (11 passes). Et, une fois n'est pas coutume, c'est United qui en a profité.

Par Yohan Roblin