Grâce à sa victoire à l'arrachée face à l'Angleterre ce samedi, le XV de France a remporté le Tournoi des VI Nations in-extremis. Malgré tout, il y aurait un malaise avec Antoine Dupont, la grande star des Bleus. Un malaise dénoncé par Eddie Jones, ancien sélectionneur du XV de la Rose.

Ce samedi, le XV de France s'est frotté à l'Angleterre. Et les hommes de Fabien Galthié se sont imposés de justesse, et ce, grâce à une pénalité transformée par Thomas Ramos en toute fin de match (48-46). Grâce à cette victoire, les Bleus ont été sacrés pour la deuxième fois de suite au Tournoi des VI Nations. Malgré tout, Jean-Baptiste Elissalde a tiré la sonnette d'alarme avant la Coupe du Monde 2027.
«Il traverse cette période post-rupture du ligament croisé antérieur»
« La défense a été un gros point négatif sur la fin du Tournoi et on ne peut pas dire que l’on est Barcelone, qu’en prenant 7 essais on en marquera 9 tout le temps. Je ne suis pas sûr que ça passe en rugby, d’autant plus sur une Coupe du monde. Si tu passes deux matches à prendre sept essais, je ne vois pas comment tu peux y survivre. Je ne pense pas que l’on puisse être champion du monde avec une telle défense. Tu peux chopper l’Irlande ou l’Angleterre en demi-finale et finir par les Sud-Africains en finale. Le fait de reculer comme ça et de prendre des essais… Si tu as trois miracles consécutifs, on verra. Mais tu ne peux pas partir avec autant de certitudes. Tu peux aussi prendre les trois premiers matches du Tournoi et avoir d’autres certitudes. On est beaucoup moins pénalisés, mais on est plus soft en défense, on monte moins vite, on subit beaucoup et sur les deux derniers matches, on se retrouve en grande difficulté », s'est inquiété Jean-Baptiste Elissalde, ex-international français, interrogé par L'Equipe et le Salon Tactique.

«Il n'est plus aussi dominant qu'avant»
En parallèle, Eddie Jones a fait un constat inquiétant sur Antoine Dupont, qui a réalisé des performances en dents de scie au Tournoi des VI Nations. « Je pense qu'il reste un joueur exceptionnel, mais il traverse cette période post-rupture du ligament croisé antérieur où l'on est un joueur différent, on n'a plus les mêmes sensations, et il s'adapte encore à une blessure importante. Il n'est donc plus aussi dominant qu'avant », a affirmé l'ancien sélectionneur de l'Angleterre dans le podcast Rugby Unity.