Romain Ntamack - Matthieu Jalibert : Le malaise confirmé à Bordeaux
Axel Cornic

Boudé par Fabien Galthié ces dernières années, Matthieu Jalibert a fait un retour fracassant avec le XV de France. Profitant de la blessure et du forfait de Romain Ntamack, l’ouvreur de l’Union Bordeaux-Bègles a été l’un des grands acteurs du titre français au 6 Nations 2026, relançant ainsi les débats autour du poste d’ouvreur... à un peu plus d’un an de la prochaine Coupe du monde.

Après avoir tenté plusieurs options au début de son premier mandant en 2020, Fabien Galthié a rapidement décidé d’installer Romain Ntamack comme titulaire indiscutable du XV de France. Et même lorsque la star du Stade Toulousain était absente, le sélectionneur se tournait plutôt vers Thomas Ramos, pourtant arrière de formation. Un message assez clair envoyé à Matthieu Jalibert, qui ne faisait donc pas partie de ses plans.

La revanche de Matthieu Jalibert

Le pic de ce désamour a été atteint en novembre 2024, lorsque l’ouvreur de l’UBB avait demandé à quitter le rassemblement du XV de France après avoir appris sa non-sélection pour la réception de la Nouvelle-Zélande. Mais tout a changé en seulement quelques semaines ! De retour pour le dernier Tournoi des 6 Nations, Jalibert a crevé l’écran et désormais, on se demande comment Galthié pourra faire sans lui. Surtout que Romain Ntamack est revenu de sa blessure et aligne des prestations intéressantes avec le Stade Toulousain. Un véritable casse-tête pour le sélectionneur, alimenté d’ailleurs par sa tendance à aligner un banc formé de six avants et seulement deux trois-quarts, ce qui laisse très peu de place à un ouvreur supplémentaire.

« On avait l’impression d’être les seuls à reconnaître son talent »

Du côté de Bordeaux, on semble être heureux d’enfin voir Matthieu Jalibert briller également avec le XV de France. « On avait l’impression d’être les seuls à reconnaître son talent » a confié au Parisien Hubert Massenet, l’un des responsables du club de supporters UBB Fanes. « Bordeaux a fait l’union sacrée derrière lui, on ressentait un sentiment d’injustice entre ce qu’il montrait ici et le manque de considération qu’il avait chez les Bleus ou pour certains médias. On nous dit qu’il s’est encore amélioré cette saison. Mais les années précédentes, il faisait déjà 90 % de ce qu’il fait aujourd’hui, sauf que beaucoup ne voyaient que les 10 % manquants. Je pense qu’ici, on a eu raison avant tout le monde. C’est le meilleur dix du monde ».

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