Zinedine Zidane a été victime de racket, «il n'osait pas en parler» !
Thibault Morlain -
Journaliste
Après s’être essayé à différents sports, Thibault se tourne vers une carrière de footballeur amateur. Au moment de faire un choix entre devenir footballeur professionnel et journaliste, les qualités ont fait pencher la balance d’un côté. Le voilà désormais au sein de la rédaction du 10 Sport, après un diplôme obtenu à l’Institut International de Communication de Paris.

Légende du football français, Zinedine Zidane aura connu une très belle carrière en tant que joueur. Passé par Cannes, Bordeaux, la Juventus et le Real Madrid, celui qui a été champion du monde 98 a toutefois connu certaines déconvenues quand il était en activité. C'est ainsi que Zidane a notamment été victime d'une affaire de racket. Explications.

Avant de partir faire parler son talent à l'étranger, c'est bien en France que Zinedine Zidane s'est révélé aux yeux du grand public. Ayant fait ses débuts chez les professionnels avec le maillot de l'AS Cannes, Zizou a franchi une étape en 1992. A cette époque, le milieu offensif français quittait ainsi son club formateur pour rejoindre les Girondins de Bordeaux. Et voilà que c'est en rejoignant les bords de la Garonne que Zidane a notamment obtenu l'aide nécessaire pour mettre fin au racket dont il était victime.

« Ce système de racket le tracassait »

Que s'est-il donc passé avec Zinedine Zidane à cette époque ? Il avait été révélé que le Français avait signé un contrat particulier avec son agent du moment. Cet accord garantissait alors à ce dernier 10% de tous les émoluments de Zizou. A ce propos, Rolland Courbis expliquait dans son livre "Pourquoi mentir" : « Ce système de racket le tracassait mais il n’osait pas en parler. Heureusement, on a fini par le savoir et on a réussi à se débarrasser de cet agent ».

« Zidane, je l'avais vu jouer deux fois dans Téléfoot »

Rejoindre les Girondins de Bordeaux aura donc permis à Zinedine Zidane de se sortir de ce « système de racket ». Un transfert intervenu en 1992 à propos duquel Alain Afflelou, ancien président des Girondins, avouait : « Rolland Courbis voulait un milieu gauche et me dit : “Il faut prendre Jean-François Daniel à Cannes.” Je contacte son président, Alain Pedretti, qui tombe en D 2 et me répond : “Je suis emmerdé, ma masse salariale est trop importante.” On fixe le prix de Daniel, et je lui demande : “Qu'est-ce que tu fais de Zidane ? Tu le vends à Marseille ?” Il me dit : “Non, Tapie me fait ch... il a fait savoir dans la presse qu'il le prenait pour 8 millions de francs. Du coup, plus personne ne s'y intéresse.” Zidane, je l'avais vu jouer deux fois dans Téléfoot. Il me faisait penser à Mustapha Dahleb. Je lui dis : “Je te le prendrais bien si ça te rend service, mais je n'ai que 3 MF.” On avait pris trois joueurs pour 5 MF et je lui en avais filé cinq... Un bon troc, même si on m'avait reproché d'avoir mis ce prix sur un jeune joueur ».

Articles liés