«Il s’est tué en voiture» : Le tragique «concours de circonstance» qui lui a permis de signer au PSG
Bernard Colas -
Journaliste
Passionné de sport, de cinéma et de télévision (à l’écran comme derrière) depuis son enfance, Bernard est journaliste pour le 10 Sport depuis 2018. Plus habile clavier en main que ballon au pied, il décide de couvrir principalement un sport adulé, critiqué et détesté à la fois (le football) et un sport qui n’en est pas un (le catch).

Certains transferts peuvent être la conséquence d’un événement tragique survenu un peu plus tôt. C’est le cas avec ce joueur passé par le PSG, en concurrence avec un autre homme pour signer dans la capitale. Finalement, un accident de voiture a mis fin au doute…

À la lute pour un 14e titre en Ligue 1 cette saison, le PSG a remporté pour la première fois le Championnat de France en 1986, avec notamment Luis Fernandez, Jean-Marc Pilorget, Dominique Rocheteau, Safet Susic ou encore Fabrice Poullain, qui était arrivé l’année d’avant en provenance du FC Nantes. Interrogé par le site Virage en 2020, l’ancien milieu était revenu sur son arrivée au PSG, dévoilant notamment une circonstance dramatique l’ayant poussé dans la capitale.

« L’autre nom, c’était Seth Adonkor, mais il s’est tué en voiture en 1984 dans un accident terrible durant la saison »

« Dans la vie en générale, je me remets tout le temps en question. J’aime les challenges, les nouveaux projets. Je suis capable de repartir de zéro. J’arrivais en fin de contrat avec le FC Nantes. Max Bossis et Thierry Tusseau étaient partis. Il y a deux trois petites choses qui avaient déstabilisé la famille du FC Nantes. Et j’étais quelqu’un d’ambitieux. Je voulais avoir la chance de jouer en équipe de France. Je voulais passer un palier. Quand le PSG m’a contacté, j’ai dit oui tout de suite. J’ai rencontré le président Borelli qui a été très honnête avec moi. Je n’étais pas son premier choix. On était deux à Nantes dont il avait coché le nom. Le deuxième c’était Seth Adonkor. Mais il s’est tué en voiture en 1984 dans un accident terrible durant la saison. C’était très dur. Je n’aime pas dire ça, mais j’ai bénéficié d’un concours de circonstance. Mais je me suis toujours dit que je me devais de faire quelques chose à Paris, pour la personne qui était partie et qui devait surement signer à ma place. C’est aussi pour ça que j’ai accepté de signer », avait expliqué Fabrice Poullain, resté trois saisons au PSG.

« J’ai bossé comme un fou »

« Il y avait un nouvel entraineur à Paris, c’était Gérard Houillier. Je suis arrivé avec 10-12 nouveaux joueurs, avait-il ajouté. La première fois au Camp des Loges, il m’a même demandé qui j’étais. Il ne m’a pas reconnu tout de suite, car on était nombreux. Je suis donc arrivé dans un univers que je ne connaissais pas mais j’ai passé trois années exceptionnelles dans ce PSG du président Borelli. C’était un grand monsieur. Il avait ses qualités et ses défauts, mais il avait réussi à créer un club familial avec de très grands joueurs. En plus on a été invincibles dès ma première année. On a gagné le tournoi de Paris, le titre de Champion de France 1985-1986. J’étais sur mon nuage. Mais j’ai bossé comme un fou. Il y avait du monde au milieu. On avait fait un stage de pré-saison au Pays-Bas et tout le monde s’était battu pour gagner sa place. »

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