Mise à l’écart et coups de gueule : Le clash qui a éclaté dans le vestiaire du PSG
Bernard Colas -
Journaliste
Passionné de sport, de cinéma et de télévision (à l’écran comme derrière) depuis son enfance, Bernard est journaliste pour le 10 Sport depuis 2018. Plus habile clavier en main que ballon au pied, il décide de couvrir principalement un sport adulé, critiqué et détesté à la fois (le football) et un sport qui n’en est pas un (le catch).

Comme à l’OM, l’environnement peut parfois être pesant au PSG, de quoi susciter des tensions dans le vestiaire. A la veille du match entre la formation parisienne et Newcastle en Ligue des champions, une histoire est justement dévoilée dans la presse.

Tenu en échec par Bilbao (0-0) en décembre puis battu par le Sporting (1-2) la semaine dernière, le PSG a laissé échappé l’occasion de s’assurer une place dans le top 8 de la Ligue des champions avant la dernière journée de la phase de ligue. Les hommes de Luis Enrique doivent désormais l’emporter contre Newcastle, mercredi soir au Parc des Princes, pour éviter les barrages. Une rencontre spéciale aux yeux d’un ancien joueur du club.

« On ne s’est pas compris »

Passé par le PSG entre 1999 et 2001, Laurent Robert sera au Parc des Princes pour assister à ce match contre Newcastle, où il a évolué entre 2001 et 2005. Interrogé par Le Parisien pour l’occasion, l’ancien international français est revenu sur son aventure mouvementée dans la capitale. « Il y a eu des coups de gueule, mais c’était toujours constructif. Moi, le seul gros coup de gueule que j’ai eu, c’est avec l’arrivée de Luis Fernandez, qui m’a écarté pendant trois mois de l’équipe alors que j’étais meilleur buteur du championnat. J’étais à 12 buts au mois de novembre et il me sort de l’équipe. On ne s’est pas compris », regrette Laurent Robert, avant de développer sur le sujet.

« Travailler avec lui, c’est très difficile »

« Pourquoi ça n'a pas collé avec Luis Fernandez ? Je n’ai pas trop envie d’y revenir… En dehors du terrain, Luis est extraordinaire. Mais travailler avec lui, c’est très difficile, reconnaît-il. Il y a eu des incompréhensions. Pendant six mois, il m’a écarté de l’équipe, je me suis entraîné tout seul et, à un moment donné, il a été obligé de me reprendre. Chaque fois qu’il a eu besoin de moi, j’ai répondu présent, je termine avec 15 buts, je mets un doublé à Strasbourg et je suis rappelé en équipe de France pour disputer la Coupe des confédérations en 2001. »

Malgré cette entente tumultueuse avec Luis Fernandez, Laurent Robert garde un excellent souvenir du PSG : « J’avais été très bien accueilli par les supporters, dès mon premier match au Parc et, dans ce cas, on n’a qu’une seule envie, c’est de mouiller le maillot chaque week-end. Et quand on donne tout à un club, les supporters le ressentent. Laurent Robert, c’est la patte gauche, la grosse frappe, les coups francs, les passes décisives… J’étais jeune, j’étais fougueux, je vivais pleinement le football. Paris m’a permis de m’épanouir, de connaître la Ligue des champions et l’équipe de France. Je serai au match mercredi, ça fera encore plaisir de retrouver tout le monde. »

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