Après la victoire obtenue lors de la réception du FC Metz (3-1) vendredi soir, Habib Beye a évoqué la situation d’un joueur moins en vue depuis son arrivée sur le banc de l’OM. Un joueur dont il a loué le professionnalisme et le leadership et qu’il avait hâte d’avoir sous ses ordres, mais qui a été victime de ses choix tactiques.

Comme le week-end dernier lors de la défaite sur la pelouse de l’AS Monaco (2-1), Habib Beye a de nouveau choisi d’aligner une défense à trois vendredi pour la réception du FC Metz (3-1). Et comme en Principauté, Emerson Palmieri était remplaçant au coup d’envoi. Très utilisé par Roberto De Zerbi, le latéral gauche âgé de 31 ans n’a été titularisé que trois fois en sept rencontres sous les ordres de l'actuel entraîneur de l'OM, mais s’en passer n’est pas facile pour ce dernier.
« C’est la plus grosse difficulté pour moi aujourd’hui de ne pas mettre Emi »
« Qu’est-ce qu’il manque à Emerson Palmieri pour revenir dans cette équipe ? Avec la plus grande des honnêtetés, il ne lui manque rien du tout. Vraiment rien du tout. C’est la plus grosse difficulté pour moi aujourd’hui de ne pas mettre Emi dans le onze de départ par rapport à tout ce qu’il fait au quotidien dans l’entraînement. C’est un professionnel exceptionnel, quelqu’un qui a tout gagné, qui donne tous les jours ce qu’il a pour l’équipe, dans l’accompagnement, son leadership, ce qu’il est en tant qu’homme. Et c’est vraiment difficile aujourd’hui parce que, par le choix de cette défense à trois, il y a forcément des choix d’hommes aussi qui sont faits », a déclaré Habib Beye en conférence de presse d’après-match. Facundo Medina étant suspendu pour le déplacement à Lorient le week-end prochain, Emerson Palmieri pourrait en profiter : « Forcément, ça donnera des opportunités à tout le monde. »

« Emerson Palmieri, qui a tout gagné aujourd’hui et qui, pour moi, est le professionnel ultime »
« Mais vraiment, je suis très, très satisfait de ce que fait Emi. Je suis très satisfait de la relation que j’ai avec lui. J’essaie qu’elle soit la plus authentique possible. Mais je sais que, très vite, il pourra de nouveau s’exprimer en tant que titulaire dans cette équipe. C’est un leader incroyable, d’une humeur qui ne change jamais, par rapport à ce qu’il vit ou le joueur qu’il est. Donc, pour moi, c’est le genre de joueur que vous voulez entraîner. Très récemment, je lui ai parlé et, lorsque j’ai été nommé à la tête de l’Olympique de Marseille, ça fait partie des joueurs dont j’ai parlé avec mon staff. Et je leur ai dit : “Vous vous rendez compte qu’on va entraîner Emerson Palmieri, qui a tout gagné aujourd’hui et qui, pour moi, est le professionnel ultime.” Donc ce n’est pas facile pour moi de ne pas le mettre dans le onze de départ parce ce qu’il le mérite tellement. Mais il y a des choix à faire et de par le système, on a un petit peu changer les hommes », a ajouté Habib Beye à propos d’Emerson Palmieri, qu’il estime capable de jouer dans une défense à trois : « Bien sûr, sans aucun problème. Il peut même jouer piston droit. Il l’a fait, il a la qualité de venir à l’intérieur. On a même hésité à le faire démarrer aujourd’hui puisque Tim’ avait une petite douleur au genou. Mais il peut jouer axe gauche, piston gauche, piston droit sans aucun problème. »