L’Olympique de Marseille connaît une fin de saison cauchemardesque et n’est toujours pas assuré de pouvoir disputer une compétition européenne l’an prochain. De quoi alarmer un ancien du club, s’interrogeant sur la patience de Frank McCourt, à la tête de la formation phocéenne depuis 2016.

Les supporters de l’OM attendent avec impatience la fin cette saison éprouvante qui leur semble interminable. Et pour cause, le club phocéen a tout connu ou presque au fil des mois et ne sait toujours pas s’il pourra participer à une compétition européenne à la rentrée. Seule certitude pour le moment, le podium est désormais hors de portée pour la bande à Habib Beye, qui sa déplace au Havre dimanche avant de recevoir le Stade Rennais pour la dernière journée.
« C’est alarmant »
Passé par l’OM entre 1985 et 1987, Jacky Bonnevay n’imaginait pas un tel scénario catastrophe l’été dernier : « C’est plus compliqué que je ne l’aurais imaginé en début de saison, le recrutement me semblait cohérent. C’est alarmant. S’il y avait une méthode miracle, on l’appliquerait. Quand tu fais les choses bien, tu n’es pas sûr de gagner ; quand tu les fais mal, tu es sûr de ne pas gagner. Il faut un minimum de constance et de régularité, absentes de cette équipe. On se partage entre l’espoir et les grosses déceptions. »
« J’ai peur qu’il s’impatiente et se décourage »
Jacky Bonnevay affiche aujourd'hui des doutes sur l’avenir de Habib Beye, nommé à la tête de l’équipe première en février : « Quand tu ne gagnes pas à l’OM, tu es dans une spirale négative. Il faut toujours avoir la grinta car tu représentes une ville et un public. Il faudra voir qui sera le coach, Habib ou pas, ça se complique pour lui comme pour tous ceux qui ne gagnent pas. Entraîneur à l’OM, c’est plus dur qu’ailleurs ». L’ancien de l’OM s’inquiète enfin de la patience de Frank McCourt : « Je me mets à la place de McCourt ; on se prosterne face à ses investissements. Beaucoup de clubs aimeraient avoir un tel propriétaire. J’ai peur qu’il s’impatiente et se décourage. »