OM : «Je ne savais même pas que c’était autorisé dans le football», un joueur a halluciné avec Roberto De Zerbi !
Hugo Chirossel -
Journaliste
Passionné de football depuis le plus jeune âge, devenir journaliste sportif est rapidement devenu une évidence pour Hugo. Il se découvrira plus tard un amour pour la NBA, avant d’explorer d’autres horizons comme ceux de la Formule 1 et de la NFL.

Poussé vers la sortie l’été dernier après sa bagarre avec Adrien Rabiot, Jonathan Rowe est revenu sur son passage à l’OM et le management de Roberto De Zerbi. L’Anglais a notamment raconté le ritiro organisé à Rome lors de l’exercice précédent et le programme qu’avait concocté l’Italien à ses joueurs.

Dans un entretien accordé à The Athletic, Jonathan Rowe a évoqué quelques épisodes de son passage à l’OM, où il ne sera resté qu’une seule saison. L’ailier âgé de 23 ans a été poussé vers la sortie l’été dernier, en raison de sa bagarre dans les vestiaires avec Adrien Rabiot après la défaite à Rennes (1-0) lors de la première journée de Ligue 1. Une affaire sur laquelle il est revenu, avant d'aborder sa collaboration avec Roberto De Zerbi.

« Avec De Zerbi, j’ai compris qu’il fallait accorder davantage d’attention aux détails »

« Avec De Zerbi, j’ai compris qu’il fallait accorder davantage d’attention aux détails. De la première touche de balle à la passe suivante, jusqu’à ce que le ballon se retrouve de l’autre côté du terrain. C’est comme quand on conduit. Il faut avoir trois coups d’avance au cas où quelque chose se passerait, et être prêt à prendre une décision intelligente », a confié Jonathan Rowe. « Parfois, à l’entraînement, je m’ennuyais un peu, car les combinaisons que nous travaillions étaient principalement axées sur les défenseurs et les milieux de terrain, afin de faire parvenir le ballon jusqu’à nous, les attaquants. On restait plantés là sous un soleil de plomb pendant plusieurs heures. Mais d’une certaine manière, cela entraîne votre cerveau à rester concentré quoi qu’il se passe pendant le match. On ne voyait peut-être le ballon qu’une fois toutes les 10 ou 15 minutes, mais quand on le recevait, il fallait être décisif, faire bouger les choses et créer des occasions. »

« De Zerbi en ouvrait un et se mettait à marcher comme si on était des Vikings »

Jonathan Rowe a ensuite expliqué comment s’était déroulé le fameux ritiro à Rome que l’OM et Roberto De Zerbi avaient organisé en fin de saison dernière : « Je n’avais jamais fait ça auparavant. Je ne savais même pas que c’était autorisé dans le football. On est allés au milieu de nulle part, dans les bois, dans le froid. On se réveillait à 4 heures du matin. On allait courir ou on marchait dans les bois. Ensuite, on faisait des pompes, un petit circuit de renforcement musculaire avec des lampes de poche dans le noir complet, puis une autre marche. Ensuite, on faisait des sprints en côte. Tu sais, les feux d’artifice, les pyrotechniques ; peu importe comment tu appelles ce que les supporters utilisent dans les stades. Il en ouvrait un et se mettait à marcher comme si on était des Vikings. »

« C’était un changement radical par rapport à Marseille avec De Zerbi »

À la fin du mois d’août, Jonathan Rowe a été transféré à Bologne contre un montant estimé à 17M€, lui qui a inscrit 8 buts et délivré 5 passes décisives toutes compétitions confondues cette saison. « C’était un changement radical par rapport à Marseille avec De Zerbi : conserver le ballon et chercher la moindre ouverture, le moindre espace entre les lignes. C’était un changement de mentalité, car à mon arrivée, j’essayais surtout de combiner avec les joueurs, de faire des passes courtes. Eux, ils jouaient long. Et je me disais : “Mais qu’est-ce que vous faites ?” Ils me répondaient : “C’est comme ça qu’on joue ?” C’était un peu bizarre. Mais avec le temps, naturellement, on crée des liens, on tisse des relations avec ses coéquipiers. On commence à comprendre leurs points forts et ils commencent à mieux comprendre les nôtres. Il faut s’adapter et je suis plutôt doué pour ça », a-t-il ajouté.

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