OM : «Je n'ai jamais vu ça», la rencontre qui l'a laissé sous le choc...
Thomas Bourseau
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Rédacteur
Féru de sport, Thomas a grandi entre le ballon rond du football et le orange du basket, ses deux coups de cœur depuis toujours. Diplômé d’un Master et d’une Licence à l’Institut Européen du Journalisme de Paris, il suit toujours de très près les aventures d’Arsenal et des Los Angeles Lakers.

L'Olympique de Marseille a été l'auteur de bien des changements opérés dans le vestiaire ces dernières années. Que ce soit au niveau du groupe ou bien du staff technique, il y a eu du mouvement. L'occasion idéale pour un de ces membres de commenter les différences notables dans le management et ceux qui l'ont laissé sans voix.

La bascule de joueur à entraîneur est courante dans le football. Il n'y a qu'à s'attarder sur les deux coachs que l'OM a connu cette saison : Roberto De Zerbi passé par le Napoli et l'AC Milan pendant sa carrière de joueur ou encore Habib Beye qui a pour sa part porté les couleurs de l'Olympique de Marseille avant de s'aguerrir en Angleterre pour finalement sauter le pas une fois sa carrière de joueur terminée.

«Personne ne peut égaler Roberto De Zerbi»

Ayant pu côtoyer Roberto De Zerbi à l'OM l'espace d'une saison, Valentin Rongier a été sous le choc du professionnalisme de l'ex-coach du club marseillais (2024-2026). Une attention au détail qui sort de l'ordinaire. « Dans le souci du détail et de la tactique, personne ne peut égaler Roberto De Zerbi. Il est marquant pour tous les joueurs qui travaillent avec lui. Il vit foot, en fait. Il ne fait que ça, que ça, que ça. Exemple : à l'entraînement, on va travailler un circuit de passes, il demande à ses milieux de décrocher dans le bon timing et dans une zone très précise. Si tu es en retard d'une demi-seconde et qu'au lieu d'être ici, tu es là, il va stopper le jeu. Ça se joue à 30 centimètres. Parfois, c'est vraiment exagéré. Mais ça va avec son personnage. Je n'ai jamais vu un mec aussi passionné ».

«J'ai beaucoup aimé l'approche d'Igor Tudor à Marseille»

Sur le plan footballistique, Roberto De Zerbi ne joue pas dans la même cour que les autres. Néanmoins, au niveau du management, Igor Tudor est celui qui l'avait le plus impressionné. « J'ai beaucoup aimé l'approche d'Igor Tudor à Marseille. Au même titre que Sergio Conceiçao à Nantes. Le discours qu'ils ont tenu, c'est : "Il n'y a plus aucun statut dans l'équipe, celui qui me donnera satisfaction jouera. "Igor a sorti Dim' (Payet) du 11, un joueur exceptionnel qui avait survolé le Championnat l'année d'avant. Il voulait un foot hyper agressif, offensif, avec du marquage un pour un, homme à homme. Pas la qualité première de Dim'. Il l'a sorti de l'équipe, a assumé, et ça lui a donné raison parce qu'on a eu des bons résultats. Je ne sais pas si je me serais passé de Dim', ce n'est pas ça que je dis, mais faire des choix forts et garder le cap, ça me parle ».

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