Le match nul face à l’OGC Nice (1-1) dimanche dernier a été suivi d’un échange tendu entre Himad Abdelli et Habib Beye dans le vestiaire de l'OM. Le premier nommé n’a pas apprécié les critiques de son entraîneur et lui a fait savoir, ce qui a eu le don d’agacer Jérôme Rothen.

Dans Rothen s’enflamme sur RMC ce mardi, Jérôme Rothen a donné son avis sur les tensions au sein du vestiaire de l’OM. Une situation qui ne le surprend pas et dont la responsabilité revient, selon lui, à Medhi Benatia, qui a composé ce groupe et décidé de nommer Habib Beye pour remplacer Roberto De Zerbi.
« Ce n’est pas la faute d’Habib Beye s’ils ne s’entendent pas, c’est la faute de Medhi Benatia »
« Quand il y a un vestiaire qui vit autant d’échecs depuis le début de l’année, comment tu veux que ce vestiaire se remette dans le droit chemin à cinq, dix journées de la fin ? On savait pertinemment que ça allait partir en vrille dans tous les cas. D’autant plus quand tu annonces que tu prends un entraîneur novice à ce niveau-là, qui avait, malheureusement pour lui, pas une grande réussite à Rennes dans l’ambiance du vestiaire et que tu le fous comme ça à gérer des personnalités qui ne s’entendent pas », a déclaré Jérôme Rothen. « Mais ça, ce n’est pas la faute d’Habib Beye s’ils ne s’entendent pas, c’est la faute de Medhi Benatia et tous ceux qui ont créé ce groupe en début d’année. Un directeur sportif, des gens du recrutement ou le président devaient sentir que telle ou telle personne n’allait pas s’entendre dans un vestiaire avec l’entraîneur et en fait, c’est parti en vrille dès les premiers jours. »

« Abdelli n’accepte pas les reproches de son entraîneur, mais où on va ? »
« Le problème est qu’à chaque fois, il y a des choses qui ressortent. Aujourd’hui, tout va exploser parce que les joueurs n’acceptent pas les reproches de leur entraîneur et ça, c’est bien plus grave », a ajouté Jérôme Rothen, avant d’évoquer l’échange tendu entre Habib Beye et Himad Abdelli, dimanche après le match nul contre l’OGC Nice (1-1). Critiqué par l’entraîneur de l’OM après son entrée en jeu ratée, l’international algérien lui a répondu : « Tu me parles pas comme ça, t’es pas mon père, il n’y a pas que moi qui suis entré. » « T’imagines Abdelli, il y a quelques mois il jouait à Angers. Il arrive à Marseille, il doit avoir des étoiles dans les yeux. Et en très peu de temps, parce que le mec ne joue pas, parce qu’il n’accepte pas les reproches… mais on l’a vu l’entrée d’Abdelli. C’est insuffisant. Il n’accepte pas les reproches de son entraîneur, mais où on va ? », s’est interrogé Jérôme Rothen.