Nouveau président à l'OM : Le retour de l'enfant du pays est réclamé !
Arthur Montagne -
Journaliste
Affamé de sport, il a grandi au son des moteurs de Formule 1 et des exploits de Ronaldinho. Aujourd’hui, diplomé d'un Master de journalisme de sport, il ne rate plus un Grand Prix de F1 ni un match du PSG, ses deux passions et spécialités

C'est officiel depuis quelques jours, Pablo Longoria n'est plus le président de l'OM qui cherche donc son successeur. Dans cette optique, plusieurs pistes ont circulé, et un ancien dirigeant marseillais a d'ailleurs identifié un profil idéal pour reprendre ce rôle.

Après un mois de janvier très compliqué, l'OM a décidé de réaliser plusieurs changements majeurs, à l'image du départ de Roberto De Zerbi, mais également celui de Pablo Longoria. Et alors qu'un nouvel entraîneur est arrivé en la personne d'Habib Beye, l'OM attend toujours son nouveau président. Le nom de Mohamed Bouhafsi a circulé, mais pour Christophe Bouchet, qui a occupé cette fonction à l'OM, c'est Mathieu Flamini, natif de Marseille, qui a le profil idéal.

Christophe Bouchet veut voir revenir Mathieu Flamini

« Le président, c’est l’homme du lundi : celui qui encaisse une troisième défaite et résiste ; ou gagne trois fois 3-0 et ne prend pas la grosse tête. Il faut cette capacité à mettre le résultat en perspective tout en structurant le club, ce qui n’est toujours pas fait. Là, on repart pratiquement d’une page blanche avec le risque de retomber dans le même piège : chercher l’homme ou la femme providentielle plutôt que de structurer. Ça ne marche pas. Il faut un projet de club, pas un projet d’équipe. Et à Marseille, vous ne réussirez rien si vous n’associez pas les supporters, en leur épargnant le jargon industrialo-marketing… », confie-t-il dans les colonnes de La Tribune du Dimanche avant de poursuivre.

«C’est un enfant de Marseille»

« Le problème à l’OM, c’est qu’on ne peut pas savoir à l’avance comment quelqu’un va réagir sous pression. Certains se révèlent dans la tempête ; d’autres, brillants en apparence, sont mauvais. Or la pression maximale qu’il y a en permanence dans ce club, on ne la retrouve pas beaucoup ailleurs. Il y a peu d’étalons de mesure. On sait que le président qui a réussi chez Saint-Gobain ou Danone coche à peu près les cases pour devenir celui de Peugeot, par exemple. Mais ça ne dit rien de la manière dont la personne va réagir quand elle va se faire interpeller dès la descente de l’avion et qui ne s’est pas aperçue que les résultats sont hebdomadaires, pas annuels. Il peut y avoir le profil de l’ancien joueur qui a été confronté à cette tension et qui a réussi sa reconversion. Quelqu’un comme Mathieu Flamini, par exemple. C’est un enfant de Marseille. Il sait ce que c’est que la pression d’un grand club, à l’OM, Milan ou Londres. Il s’est lancé dans l’entrepreneuriat avec succès [dans la biochimie] », ajoute Christophe Bouchet.

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