Suite à un transfert dans un nouveau club, il est de tradition que le joueur fraichement arrivé soit bizuté par ses coéquipiers pour l'accueillir. A l'OM, les nouveaux venus n'échappent pas à cela. Alors qu'on a l'habitude de les voir chanter lors de repas d'équipe, ça a pu parfois aller plus loin. Même trop loin ?

En 2006, c'est en National que l'OM avait trouvé son bonheur, recrutant un joueur allant inconnu du grand public. Ce joueur, c'était Mathieu Valbuena. L'international français sera ensuite resté 8 saisons sur la Canebière, écrivant certaines des plus belles pages de sa carrière à Marseille. Mais voilà que pour Valbuena, ça n'avait pas forcément commencé de la meilleure des manières en tant que joueur de l'OM, subissant des bizutages répétés de la part de ses coéquipiers.
« Je ne savais pas comment réagir »
A quoi alors dû faire face Mathieu Valbuena quand il a rejoint l'OM en 2006 ? L'ancien Marseillais s'était confié sur le sujet en 2025 dans un entretien pour Carré. C'est ainsi qu'il avait fait savoir : « Franck (Ribéry) c’était quelqu’un qui aimait bien faire des bizutages, qui aimait bien rigoler. Moi je viens comme un pauvre inconnu. (...) C’était du simple prendre ma voiture et la déplacer, me mettre du Musclor dans mon caleçon, me mettre mes chaussures tout en haut et faire plein de lacets dont j’arrive en retard à l’entraînement et je me fais engueuler. Je ne savais pas comment réagir ».

« J’ai une grande responsabilité, à un moment donné, je n’ai pas dit stop à tout ça »
Et voilà que pour Mathieu Valbuena, ces bizutages n'ont pas été simples à vivre. Au point d'aller voir la direction de l'OM. « Ça a été une dure période, j’ai trouvé que ce bizutage qui a été souvent sur moi à beaucoup de reprises. Ça a été dur à accepter. J’ai une grande responsabilité, à un moment donné, je n’ai pas dit stop à tout ça. A un moment donné, il faut être plus strict et dire c’est la dernière fois. Mais c’est difficile quand tu arrives, tu ne peux pas te mettre dans des problèmes. Je ne savais pas comment faire, j’ai subi un peu les choses. Ces bizutages m’ont appris à me dire ce que c’est un vestiaire, la concurrence. (...) Je ne savais qui c’était, tu ne peux pas accuser quelqu’un à chaque fois. J’avais fait part de cela à José Anigo, j’étais même allé dans son bureau presque avec les larmes aux yeux. Il m’a beaucoup aidé. (…) C’est allé jusqu’au harcèlement ? Non, pas harcèlement. Ils ne sont pas là à me faire l’oeil au beurre noir. Mais c’est vrai que d’avoir à répétition ça, je n’étais pas prêt. Mais ma responsabilité c’est que je n’ai pas dit stop à tout ça », ajoutait ensuite l'ancien de l'OM.