Karim Benzema et Samir Nasri sont deux des membres de cette génération 87 dont on disait le plus grand bien dans le football français. Les deux compères ont passé énormément de temps ensemble en sélections de jeunes, passant de très bons moments de rigolade. Et voilà que certains des coéquipiers de Benzema et Nasri lors de ces rassemblements ont fait les frais de leurs moqueries.

Aujourd'hui consultant, Samir Nasri a été formé à l'OM quand il était joueur. Et voilà qu'à Marseille, quand il était jeune, il a pu se lier d'amitié avec un nom dont on parle beaucoup aujourd'hui sur la Canebière : Medhi Benatia. En effet, les deux partageaient la même chambre au centre de formation de l'OM et c'est comme ça qu'ils sont devenus amis. « La première fois que je l'ai vu, c'était sur le terrain d'entraînement où il y avait la fresque. Le courant est tout de suite passé. On avait des amis en commun », racontait Samir Nasri.
« Il était grand et physique mais il n'aimait pas mettre la tête »
Du fait de cette connexion, Samir Nasri a d'ailleurs poussé pour que son coéquipier à l'OM, Medhi Benatia intègre les sélections de jeunes de l'équipe de France. C'est là-bas que celui qui a fini par opter pour la sélection du Maroc a notamment subi les blagues de son ami et de Karim Benzema. En effet, pour 1899 L'Hebdo, Samir Nasri racontait : « Il était solide, mais c'était aussi sa première véritable expérience en défense centrale. En jeunes à Clairefontaine, il jouait numéro dix ou attaquant. À Guingamp, il est descendu en numéro six. C'était bien car il apportait de la sécurité derrière. Il était bon, mais il avait des lacunes sur le jeu de tête. Il était grand et physique mais il n'aimait pas mettre la tête. Je l'ai ramené en équipe de France, j'avais dit à Philippe Bergeroo qu'on avait un bon défenseur à Marseille. Il l'a pris pour le voir à l'occasion d'un match contre la Suède ».

« J'étais sur le côté avec Karim (Benzema), on se moquait de lui, on rigolait »
« Je m'en souviendrai toute ma vie : à la fin de l'entraînement, Bergeroo lui fait travailler le jeu de tête sur les dégagements du gardien. À chaque balle, au lieu d'attaquer plein front, Medhi tournait sa tête et tapait le ballon avec l'arrière du crâne ! J'étais sur le côté avec Karim (Benzema), on se moquait de lui, on rigolait. Il était comme moi, un joueur un peu technique et pour nous, à l'époque, la tête était réservée aux bouchers », a ensuite ajouté Samir Nasri.