C’est une bagarre qui a tout changé pour l’OM. Et deux Marseillais de l’époque ont d’ailleurs raconté cette soirée très particulière pour le club phocéen et qui a peut-être privé les Marseillais d’un succès historique.

C’est une rencontre qui a probablement changé l’histoire de l’OM. En 1999, les Marseillais disputent une demi-finale de Coupe de l’UEFA contre Bologne et se qualifient grâce au but à l’extérieur. Après 0-0 au Vélodrome, l’OM obtient un nouveau nul à Bologne (1-1) marqué par une énorme bagarre après le match. Et si cela n’a pas de conséquence sur la qualification de l’OM pour la finale, de nombreux joueurs seront suspendus pour défier Parme. Et non des moindres. En effet, Rolland Courbis, alors entraîneur de Marseille a l’époque, sera privé de Christophe Dugarry, William Gallas, Peter Luccin, Hamada Jambay et Fabrizio Ravanelli pour défier Parme qui survolera la finale (3-0), privant l’OM d’un deuxième titre européen.
Luccin interpelle Dugarry
Présent au micro de RMC, Peter Luccin en a profité pour interpeller Christophe Dugarry sur cet événement, craignant que le champion du monde 1998 ne lui en veuille : « Il m’en a voulu pendant longtemps… J’avais écouté une interview de lui sur ce sujet, et j’aimerais bien remettre un peu les pendules à l’heure. J’aimerais qu’il me dise vraiment ce qu’il m’a reproché sur ce match de Bologne ». Mais Christophe Dugarry lui répond et le rassure, promettant qu’il s’en veut d’abord à lui même.

«C’est sûr que s’il n’y a pas cette embrouille...»
« Je ne lui reproche rien. C’est sûr que s’il n’y a pas cette embrouille… S’il ne se fait pas insulter, s’il ne s’embrouille pas avec les mecs, s’il ne répond pas, je ne suis pas derrière pour le faire… Ce qui s’est passé avec lui a une incidence derrière qui fait que… Mais Peter Luccin n’est responsable de rien, il se fait agresser, je ne lui en veux pas. J’en veux à la situation parce que s’il n’y avait pas eu cette situation… Je ne peux m’en vouloir qu’à moi, c’est moi le débile qui y va… Au lieu de séparer tout le monde, j’y vais pour aussi mettre des tartes. Je suis le seul et unique responsable. Mais j’en veux plus à la situation et à ce qui s’est passé, plutôt que véritablement à Peter Luccin. Il n’est pas responsable de ma bêtise […] Mais je ne suis pas sûr qu’on aurait gagné quand même en finale face à Parme », précise-t-il au micro de Rothen s’enflamme.