Quand ça va mal à l’OM, les supporters n’hésitent pas à exprimer leur colère. Et celle-ci est régulièrement très forte. Pour les joueurs du club phocéen, il faut donc faire avec, mais voilà que parfois, ça déborde et un ancien de l’OM avait fait le choix de ne pas laisser passer certains comportements dans les tribunes du Vélodrome.

Pour un joueur de l'OM, vaut mieux ne pas avoir les supporters du club phocéen à dos. En effet, au Vélodrome, ça peut être électrique avec le public olympien. De nombreux joueurs peuvent en témoigner eux qui en ont fait les frais. Ça a notamment été le cas avec Pascal Olmeta, pas épargné par les insultes des supporters de l'OM à son arrivée.
« À l'OM, il y a un mec derrière le but qui n'arrêtait pas »
L’arrivée à Marseille aura donc été mouvementée pour Pascal Olmeta, recruté en 1990 par l’OM. A ce propos, dans une ancienne interview pour So Foot, celui qui était gardien racontait : « Au Vélodrome, je me fais siffler à mes débuts ? Parce que j'arrive de Paris. Comme je me fais huer avant à Paris parce que je suis du sud, et à l'OL ensuite parce que je viens de l'OM. Déjà à Bastia, avec Toulon, je me fais traiter de tout, ma famille se bat dans les tribunes ! À l'OM, il y a un mec derrière le but qui n'arrêtait pas. « Eh enculé d'Olmeta, fils de pute, wa wa wa… » ».

« Quand il est tombé, je l'ai shooté à coups de santiags sur la tête »
Le fait est que ces insultes ont duré et Pascal Olmeta a décidé de réagir à sa manière. L’ancien gardien de l’OM ajoutait alors : « Je pensais qu'au bout de dix matchs, il arrêterait. Mais non ! Alors je dis à deux potes boxeurs où il se place, et de me le ramener sur le parking après le match. Eh bah je l'ai frappé -j'avais un porte-clés de voiture avec une dent de sanglier dans la paume de la main, j'ai toujours la cicatrice. Quand il est tombé, je l'ai shooté à coups de santiags sur la tête. Moi, je suis pas un fils de pute. Ma mère, elle savait d'où elle venait. Mais si tu fais pas ça, dix autres vont se mettre avec lui.... Et à la fin je vais me faire tuer ! Des fois tu sortais avec les voitures, c'était chaud. Rudi Völler s'est fait taper dessus ! Un jour il y en a un qui touche ma Porsche, à peine. Bah je suis sorti direct. Il faut pas laisser faire! ».