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«Il va y avoir le feu» : Le pari risqué de l’entraîneur de l’OM qui a fini par payer, «il est devenu un dieu vivant en 90 minutes»
Hugo Chirossel -
Journaliste
Passionné de football depuis le plus jeune âge, devenir journaliste sportif est rapidement devenu une évidence pour Hugo. Il se découvrira plus tard un amour pour la NBA, avant d’explorer d’autres horizons comme ceux de la Formule 1 et de la NFL.

Présente depuis la création du club en 1899, la devise « Droit au but » représente l’ADN de l’OM et ce qu’attendent les supporters : une équipe portée vers l’avant. Alors quand un entraîneur de Marseille voulait adopter un système plus défensif, son adjoint craignait les répercussions que cela pourrait avoir et la réaction du public, mais ce choix s’est avéré payant.

Avant d’en être l’entraîneur principal lors de la première partie de l’exercice 1992-1993, puis une dizaine d’années plus tard (2005-2006), Jean Fernandez a été joueur, puis adjoint, à l’OM. « À Marseille, j’ai été l’adjoint de trois monuments : Raymond Goethals, Tomislav Ivicć et Franz Beckenbauer », confiait le technicien français auprès de Nice-Matin en 2023, revenant notamment sur ses années aux côtés de Raymond Goethals.

« Sur le plan tactique, c’était un crack »

« En 1991, je vivais à l’hôtel avec Goethals. Petit-déjeuner, déjeuner, dîner. Tous les repas face à lui. Il avait envie de manger des moules frites, je l’emmenais au restaurant. J’allais lui acheter ses cigarettes : des Belga. Sur le plan tactique, c’était un crack. Je me souviens d’une scène au tout début de notre collaboration. On venait de faire deux matchs amicaux. Nous étions devant une soupe. Soudain, il me dit "Jeannot, va me chercher une feuille et un stylo. Regarde, on va jouer comme ça cette saison." Et il met trois défenseurs dans l’axe : Mozer à droite, Casoni à gauche et Boli au milieu », expliquait Jean Fernandez.

« Vous pouvez mettre quatre ou cinq attaquants. Trois défenseurs centraux, il va y avoir le feu »

« Je lui dis : "Monsieur Goethals, on est à Marseille. Vous pouvez mettre quatre ou cinq attaquants. Mais trois défenseurs centraux, il va y avoir le feu" », ajoutait Jean Fernandez, mais le choix de Raymond Goethals a finalement été payant. « Premier match de championnat, au Vélodrome, contre le Lyon de Domenech. Résultat : 7-0. Un festival. Papin avait tout cassé. Derrière, on avait tout verrouillé. On avait mis deux heures pour quitter le vélodrome. J’étais aussi son chauffeur. Les gens voulaient toucher Goethals devenu un dieu vivant en 90 minutes. »

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