Habib Beye : Le transfert qu’il a regretté, «ça s'est mal passé avec lui»
Bernard Colas -
Journaliste
Passionné de sport, de cinéma et de télévision (à l’écran comme derrière) depuis son enfance, Bernard est journaliste pour le 10 Sport depuis 2018. Plus habile clavier en main que ballon au pied, il décide de couvrir principalement un sport adulé, critiqué et détesté à la fois (le football) et un sport qui n’en est pas un (le catch).

Passé par Strasbourg et l’Olympique de Marseille durant sa carrière de footballeur, Habib Beye a également eu l’occasion de découvrir l’étranger en rejoignant l’Angleterre dès 2007. Après deux saisons à Newcastle, l’ancien international sénégalais était ensuite allé voir ailleurs, une décision qu’il a regretté.

Nommé à la tête de l’OM en lieu et place de Roberto De Zerbi, Habib Beye a pu retrouver son club de cœur. De 2003 à 2007, l’ancien défenseur a porté le maillot phocéen, jusqu’à son départ en Angleterre. D’abord à Newcastle, puis à Aston Villa qu’il a rejoint en 2009. Un choix que regrette le Sénégalais, comme il l’avait confié auprès de L’Equipe quelques années plus tard.

« J'y suis allé par péché d'orgueil »

« J'y suis allé par péché d'orgueil quand Newcastle est descendu (2009). J'étais un cadre des Magpies. J'avais mes chansons à St James Park (il fredonne "Monday, Tuesday, Habib Beye..." sur l'air de Happy Days). Je savais que le club était armé pour remonter mais je ne voulais pas être considéré comme un joueur de D2. Ma deuxième année à Aston Villa, ça s'est mal passé avec Gérard Houllier. Il s'est mal comporté avec moi et il le sait. Je suis finalement parti en prêt à Doncaster, en... D2 », avait confié Habib Beye en 2018.

« Avec l’OM, je me voyais déjà soulever la coupe de France »

Au cours du même entretien, l’actuel entraîneur de l’OM était revenu sur une autre déception de sa vie de footballeur, cette fois-ci avec le club phocéen. « OM-Sochaux en Coupe de France 2007 ­(2-2 a.p., 4-5 aux t.a.b.). Elle est douloureuse et même pathologique. On mène 2-1 à cinq minutes de la fin de la prolongation, on a des balles de 3-1... C'est égoïste mais, en tant que capitaine, je me voyais déjà soulever la coupe de France quatorze ans après le dernier trophée de l'OM (Ligue des champions 1993). À ce moment-là, je me dis qu'il faudrait un ouragan pour qu'on ne la gagne pas. Et Le Tallec égalise (2-2, 115e) et on perd aux tirs au but », s’était-il souvenu.

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