Nommé entraîneur de l’OM le 18 février dernier, Habib Beye a déjà échoué dans un des objectifs qui lui avait été fixé au moment de son arrivée, remporter la Coupe de France. Tout n’est pas perdu pour autant d’ici à la fin de saison. Un autre objectif est atteignable et comme l’a expliqué Frank McCourt, il ferait une grande différence pour le club.

Dans un entretien accordé au JDD paru samedi, Frank McCourt a fait plusieurs annonces concernant le futur de l’OM. Le propriétaire du club a confirmé le départ de Medhi Benatia à la fin de la saison et donné le profil ciblé afin de succéder à Pablo Longoria. Il a aussi officialisé sa recherche de nouveaux investisseurs, mais a également évoqué l’avenir de Marseille à court terme et la nécessité pour Habib Beye de réussir à qualifier son équipe pour la prochaine édition de la Ligue des champions.
« La qualification est incontournable »
« Le club doit-il impérativement se qualifier en Ligue des champions ? Être qualifié ou pas, cela fait une grande différence pour un club comme l’OM, particulièrement à ce moment du football français. La qualification est incontournable. Bien sûr, c’est plus facile à dire qu’à faire, et je sais que nos ressources sont différentes de celles d’un club comme le PSG, mais Marseille est le plus grand club de France et devrait être au rendez-vous chaque saison. À mes yeux, l’OM est même l’un des meilleurs clubs en Europe. Mais pour le démontrer, il faut jouer en Ligue des champions chaque année. Ce n’est pas facile parce que le sport reste le sport et qu’il est imprévisible. C’est un défi, mais je reste optimiste pour que nous terminions cette saison sur une note positive comme l’an passé », a déclaré Frank McCourt, assurant qu’une non-qualification en Ligue des champions n’aurait pas d’impact sur son engagement à l’OM : « Non, bien sûr que non. Il faut continuer. C’est la vie. »

« J’investis beaucoup, je le fais avec joie et bonheur »
Une qualification d’autant plus nécessaire que Marseille ne compose pas avec les mêmes ressources financières que la plupart des grands clubs européens. « En effet, tous les autres grands clubs, avec plus de ressources, travaillent très fort pour les mêmes objectifs. Personne ne reste immobile. Beaucoup de temps a été perdu à Marseille depuis les années 1990. On ne peut pas revenir en claquant des doigts. Il faut beaucoup de travail, un peu de chance et énormément de persévérance. J’investis beaucoup, je le fais avec joie et bonheur, mais les contraintes et les normes de différentes instances ne nous ont pas facilité la tâche jusqu’ici. Je suis sûr qu’elles veulent que l’OM retrouve les sommets, mais il faut comprendre que cela nécessite des investissements très importants. Dans le sport d’aujourd’hui, il faut acheter les meilleurs joueurs et investir de l’argent. Mais nous n’avons pas tous les mêmes revenus de sponsoring, sans parler du niveau famélique des droits télé que nous recevons à cause de l’état du football français », a ajouté le propriétaire de l’OM.