Bien que leur club soit actuellement troisième de Ligue 1, les supporters de l’OM sont en colère, qu’ils ont exprimé d’une certaine manière vendredi dernier à l’occasion de la réception d’Auxerre (1-0). Leur façon de faire savoir leur mécontentement n’a en revanche pas plu à un observateur qui a critiqué leur action.

Une dizaine de jours après son élimination face à Toulouse en quarts de finale de la Coupe de France (2-2, 3-4 aux t.a.b.), l’OM retrouvait le Vélodrome vendredi, à l’occasion de la réception d’Auxerre (1-0). Entre temps, les Olympiens sont allés s’imposer sur la pelouse du TFC (0-1), en championnat cette fois-ci, mais les supporters marseillais avaient tout de même des messages à faire passer.
«C’est catastrophique la grève des encouragements»
En effet, les deux Virages ont fait une grève d’encouragement qui a duré tout au long de la première période. « 45 minutes de silence pour une saison d’humiliations », pouvait-on lire sur une banderole dans le Virage Sud, avant que le Virage Nord n’enchaîne : « Un silence pour les dirigeants et les joueurs. » Une façon d’exprimer leur colère qui n’a pas vraiment été appréciée par Vincent Moscato. « C’est catastrophique la grève des encouragements. Que tu siffles 5 ou 10 minutes je veux bien, mais après il faut aider ton équipe », a-t-il déclaré dans le Super Moscato Show sur RMC.

«Plutôt que de tirer sur l’ambulance, ils feraient mieux de la pousser l’ambulance»
« Ils voudraient avoir du caviar tout le temps. Je veux bien qu’ils soient frustrés du jeu, de tout ce que tu veux, mais t’es troisième de Ligue 1, c’est très important pour ton club. Les joueurs doivent du beau jeu, mais ils ne doivent rien aux supporters. Tu ne dois rien aux gens, tu joues, tu fais ton métier. Peut-être que dans deux ans tu ne seras pas là, au moins que tu sois encouragé par tes mecs. Plutôt que de tirer sur l’ambulance, ils feraient mieux de la pousser l’ambulance », a ajouté Vincent Moscato. « La grève des encouragements, rien que ça, c’est con comme une valise. C’est d’une bêtise, je n’en reviens pas. Qu’on puisse appeler ça une grève des encouragements, mais cassez-vous, rentrez chez moi. S’il n’est pas content, il n’y va pas. »