La carrière de Yoann Gourcuff est composée de hauts et de bas, l’ancien international français, considéré comme l’un des plus grands talents du football français, n’ayant pas échappé aux blessures. Parti jeune à l’AC Milan, il avait fait son retour quelques années plus tard dans son club formateur, pour vivre de bons et des mauvais moments…

Considéré comme l'un des plus grands talents du foot français, Yoann Gourcuff n’a pas eu la carrière que beaucoup imaginaient, malgré de grands succès. Formé au Stade Rennais, l’élégant milieu offensif avait pris la direction de l’AC Milan à l’été 2006, son unique expérience à l’étranger qui ne s’était pas éternisée avant un retour en France, du côté de Bordeaux. Quelques années plus tard, Yoann Gourcuff avait eu l’occasion de retrouver Rennes, et d’évoluer sous les ordres de son père.
« Mon père est connu pour être exigeant avec ses joueurs, mais il l’est encore plus avec son propre fils »
Heureux et fier d’avoir pu compter sur son père, Christian Gourcuff, l’ancien international français avait toutefois reconnu en 2018 les difficultés engendrées par cette situation. « Avec mon père, c’était une expérience unique, émotionnellement très forte. J’ai plutôt fait une bonne saison avec lui comme coach, en 2016-2017. Mais après, avoir son père comme coach et avoir son fils comme joueur, ce n’est pas facile. (Silence). C’est dur car il y a un environnement, tout un contexte, le regard des autres… Des autres joueurs, des coéquipiers, des observateurs, des journalistes, et cætera… Mon père est connu pour être exigeant avec ses joueurs, mais il l’est encore plus avec son propre fils, ce qui se comprend, est normal et logique. On est toujours plus exigeant avec ses proches », avait-il expliqué, dans un entretien accordé à Ouest-France.

« J’ai beaucoup souffert »
« Moi, j’ai fait le maximum pour aider mon père, que l’équipe soit la plus performante possible. Chaque fois que j’ai été sur un terrain depuis tout petit, je me suis toujours donné à fond avec tous les coaches, mais en sachant que le coach était mon père, j’avais encore une petite force supplémentaire, un supplément d’âme. Ça m’a mis peut-être plus de pression, celle de réussir, d’être bon, mais ça m’a aussi donné plus de force pour me surpasser, pour faire encore plus le maximum pour l’équipe. J’insiste, c’était une super expérience. Ça aurait été un regret de finir ma carrière sans avoir été entraîné par mon père, donc je suis content et heureux de l’avoir fait parce que c’était vraiment quelque chose de fort, d’unique », poursuit Yoann Gourcuff, qui restait encore marqué par le départ de son père, licencié faute de résultats.
« J’ai beaucoup souffert du départ de mon père et aussi de la façon dont ça a été fait, avait confié l’ancien joueur, désormais à la retraite. Ensuite, j’ai connu le coach Lamouchi. Comme il remplaçait mon père, ça aurait pu être compliqué, mais j’ai découvert une bonne personne, ça s’est très bien passé avec lui, ça a collé, même si sur la fin, je n’ai plus beaucoup joué. Je ne crois pas avoir eu une seule blessure sous ses ordres. On avait des discussions franches, ça a été très transparent entre nous. Le coach Lamouchi, c’est une belle rencontre. » Yoann Gourcuff avait quitté Rennes en 2018, avant une dernière et brève expérience à Dijon.