Italie : rien ne va plus !
La rédaction

L’Italie est en pleine crise. Au-delà des finances du pays, c’est tout un peuple qui est touché par un terrible tremblement de terre, mais aussi par l’affaire des matchs truqués. Et pour ne rien arranger, la Squadra Azzura a essuyé vendredi une cinglante défaite en match amical face à la Russie (3-0), à une petite semaine de l’Euro.

Il s’agissait du seul match de préparation de la sélection italienne avant l’Euro. Autant dire que la manière et le résultat devaient être au rendez-vous. Mais force est de constater que les italiens n’y étaient pas. Sévèrement battue 3 à 0 par une belle équipe russe à Zurich, la Nazionale peine à avancer dans un contexte particulièrement difficile.

La défaite de trop ? Le score est lourd, mais il aurait pu enfler sans la maladresse des attaquants russes en première période. Malgré une possession de balle favorable grâce à un Pirlo fidèle à lui-même, les Italiens n’ont pas su concrétiser leurs nombreuses occasions par l’intermédiaire d’un duo d’attaque Balotelli-Cassano (au détriment de Di Natale entré en jeu en seconde période) séduisant sur le papier, mais décevant hier soir. Mais ce n’est pas le pire. Pourtant réputée pour son imperméabilité, la défense italienne a tout simplement pris l’eau sur les contres russes emmenés par Arshavin très en jambe. De quoi désespérer Cesare Prandelli, le sélectionneur italien, qui s’est même essayé à une défense centrale à trois : « Au point où nous en sommes, je dois essayer quelque chose qui rassure la défense. Maintenant on doit faire ce que les joueurs savent faire. » Probablement touchés par l’affaire des matchs truqués dite « Calcioscommesse » et par le séisme qui a frappé le pays, les italiens n’avaient peut-être pas la tête à jouer, à l’image de la mésentente entre Maggio et De Sanctis qui a conduit au deuxième but russe. Certes les circonstances ne jouent pas en leur faveur, mais les champions du monde 2006 vont droit vers une nouvelle catastrophe. Prochain match face à l’Espagne le 10 juin, avec une défense en chantier... ça promet.

Eric Bethsy