Joueur de légende, Zinedine Zidane a également marqué l’histoire comme entraîneur en remportant la Ligue des champions trois années de suite avec le Real Madrid. Aujourd’hui pressenti pour succéder à Didier Deschamps chez les Bleus, l’ancien meneur de jeu est proche de réaliser l’un de ses rêves, ce qu’il n’avait pas imaginé…

Considéré comme une légende du football, Zinedine Zidane a participé aux grandes heures de l’équipe de France sur le terrain, inscrivant notamment un doublé face au Brésil (3-0) qui a permis aux Bleus de remporter leur première Coupe du monde en 1998. Et depuis 2016, c’est en tant qu’entraîneur que le natif de Marseille brille, totalisant notamment trois sacres en Ligue des champions avec le Real Madrid. Une reconversion que n’avait pas imaginée Zidane à la fin de sa carrière de joueur comme il l’avait expliqué auprès du Parisien.
« Je ne voulais pas être entraîneur »
« Ce n'était pas prévu, non, expliquait Zinedine Zidane en 2014, au moment de débuter cette deuxième vie en prenant la tête de l’équipe B du Real Madrid. Quand j'ai terminé ma carrière de joueur, je ne voulais pas être entraîneur. J'ai d'abord pris du temps pour moi, pour ma famille. Pendant trois à quatre ans, j'ai coupé avec le foot. Mais comme je n'aime pas trop faire du business, voyager, je me suis dit qu'il fallait que je revienne sur le terrain faire ce que je sais faire de mieux, transmettre mon expérience. Voilà, j'ai passé mes diplômes de manager et un jour, je pourrai être président d'un club, même si… Bon, être dans les bureaux, ce n'est pas vraiment mon truc. Je me vois mieux sur le terrain, à donner des conseils sur ce que je vois. C'est pour ça que je me suis tourné vers le métier d'entraîneur. Et c'est pour ça que je passe mes diplômes. »

« Je m'aperçois que la pression n'a rien à voir avec celle que je vivais lorsque j'étais joueur »
Avant même de diriger de grands joueurs comme Sergio Ramos ou Cristiano Ronaldo, Zinedine Zidane avait conscience de la pression qui l’attendait sur un banc : « La pression, je l'accepte, elle fait partie du jeu. Mais je m'aperçois qu'elle n'a rien à voir avec celle que je vivais lorsque j'étais joueur. L'entraîneur est solitaire. Il est seul à décider, seul à être responsable, que ça aille ou pas. C'est ce que je ressens : je suis seul. Il faut l'assumer. Ce n'est pas toujours facile. » Pas de quoi l’empêcher de prendre du plaisir dans ce nouveau rôle : « Quand vous êtes avec un groupe de 23 footballeurs et que vous arrivez à faire progresser cette équipe ou les joueurs individuellement, c’est une satisfaction. Quand vous vous faites taper dessus parce que vous perdez, bon, vous vous y faites. J’ai été joueur, j’ai déjà connu cela. Mais quand vous êtes entraîneur, c’est multiplié par 10 000 (rires) ! Enfin, j’ai le cuir solide, maintenant. Sinon il faut prendre sa canne à pêche… » Zinedine Zidane est aujourd’hui le grand favori pour succéder à Didier Deschamps en équipe de France.