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Inséparables

Comment Ronaldo tue Mourinho

le10sport

Le binôme de «frimeurs» qu'il forme avec Cristiano Ronaldo finit d'achever la cote de popularité de José Mourinho, déjà largement écornée en Espagne.

Cristiano Ronaldo et José Mourinho partagent un sobriquet en Espagne : Chuleta. Littéralement «côte de porc», ce petit nom signifie en réalité «frimeur» en langage familier. Ceci donne un petit aperçu de l’image qu’ils dégagent chez nos voisins. L’un ne va pas sans l’autre, ils sont indissociables du nouveau Real Madrid. A chacune des interviews de CR7, une question sur «The Special One» lui est posée. Et vice-versa. Normal, c’est grâce à eux que le club madrilène a de bons résultats. Mais c’est aussi à cause d’eux qu’il dégage une mauvaise réputation. «Ce qui est paradoxal, c’est que sur le terrain, l’équipe est humble, solidaire, coupe notre confrère Carlos Bosch, proche du club madrilène. Tous les joueurs se donnent à fond et tirent dans le même sens. Même Ronaldo. Cette réalité sportive est gâchée par le manque de simplicité de Mourinho et de Ronaldo. Ce ne sont pas des personnes humbles».

«Guardiola fait aussi des erreurs»
Fanfaronner n’est pas forcément une tare, encore faut-il le faire avec subtilité. Ce dont manquent vraisemblablement le joueur et l’entraîneur les mieux payés au monde. L’autre problème dont ils souffrent a un nom : le FC Barcelone. Sur le terrain et devant les micros, les Catalans sont meilleurs. «Le Barça dégage une image sympathique et humble tandis que le Real représente la puissance et l’orgueil. C’est ça qui est de plus en plus inquiétant», explique Juan Mendoza Solano, fils de Ramon Mendoza, fils de l’ancien président du Real entre 1985 et 1995. Dans l’image qu’il renvoie, le club catalan est-il aussi parfait que cela ? «Sous son déguisement d’homme humble qu’on veut bien lui faire porter, Guardiola commet aussi des erreurs, coupe Siro Lopez, célèbre journaliste espagnol. Il a un double avantage sur Mourinho : il est protégé et mis en valeur par les medias catalans quoi qu’il fasse et il sait parfaitement diriger ses messages. C’est tout». C’est déjà pas mal.