Près de deux mois après la finale de la CAN qui avait vu la victoire du Sénégal, la CAF a désigné le Maroc vainqueur sur tapis vert après ce scénario improbable. Mais les Sénégalais ne comptent pas perdre leur titre durement acquis et s'opposent fermement à cette décision. Désormais la décision tombe dans le camp du Tribunal arbitral du sport (TAS) qui devra trancher.

En signifiant son mécontentement face au penalty obtenu en fin de match par le Maroc lors de la finale, le Sénégal a peut-être commis une erreur fatale. En effet les joueurs ont quitté le terrain sous les ordres du sélectionneur, ce qui a interrompu le match pendant plus de 15 minutes. Le penalty avait finalement été raté et les équipes étaient parties en prolongations où le Sénégal avait marqué pour gagner. C'est bien cette version que les Sénégalais veulent conserver et El-Hadji Diouf, ancien attaquant, n'a pas manqué de le faire comprendre.
« Je crois que si on gagne au TAS, on doit même nous donner une troisième étoile »
Présent à Paris pour le match amical entre le Sénégal et le Pérou où le Sénégal est censé présenter le trophée de la CAN à ses supporters au Stade de France, El-Hadji Diouf, ancien international sénégalais, estime que le vainqueur de la CAN 2025 a été désigné en janvier dernier. « Pour moi, on a toujours les deux étoiles. Je crois que si on gagne au TAS, on doit même nous donner une troisième étoile, appuie l’ancien joueur du Sénégal. Tu gagnes le match sur le terrain, tu gagnes le match en dehors du terrain, donc je crois que le Sénégal méritera d'avoir trois étoiles » ose-t-il même au micro de RMC.

Le Maroc déclaré vainqueur
Plus tôt ce mois-ci, la CAF a décidé de désigner le Maroc comme le vainqueur de la CAN 2025 sur tapis vert, une décision qui fait couler beaucoup d'encre depuis. Au-delà de la victoire de son pays, El-Hadji Diouf trouve que cette décision ne rend pas honneur au football africain. « Je suis fier d'être sénégalais, mais je suis un ambassadeur d'Afrique. Et je crois qu'aujourd'hui le plus important, ce n'est pas qui a raison ou qui a tort. Tout le monde sait qui est le champion, mais le plus important c'est que nous, les Africains, on se doit de se donner la main dans la main, de travailler ensemble » poursuit-il.