Battu par Moïse Kouamé à Roland-Garros, il dérape complétement : «Ce genre de match doit être arbitré par un homme»
Arthur Montagne -
Journaliste
Affamé de sport, il a grandi au son des moteurs de Formule 1 et des exploits de Ronaldinho. Aujourd’hui, diplomé d'un Master de journalisme de sport, il ne rate plus un Grand Prix de F1 ni un match du PSG, ses deux passions et spécialités

Battu en cinq sets par Moïse Kouamé jeudi à Roland-Garros (6-3, 7-5, 3-6, 2-6, 7-6), Adolfo Daniel Vallejo n'a pas caché que l'impact du public ne l'a pas aidé. Mais le Paraguayen s'en est surtout pris directement à Ana Carvalho en tenant des propos misogynes à l'encontre de l'arbitre brésilienne du match.

Alors qu'il avait fait son retard de deux sets contre Moïse Kouamé, Adolfo Daniel Vallejo s'est finalement incliné au terme d'un super tie-break de folie (6-3, 7-5, 3-6, 2-6, 7-6) au deuxième tour de Roland-Garros. Un exploit pour le prodige français de 17 ans porté par une ambiance de folie sur le court Suzanne-Lenglen jeudi. Mais visiblement, le Paraguayen n'est pas un très bon perdant, puisqu'après la rencontre, il a tenu des propos misogynes à l'encontre de l'arbitre de la rencontre, la Brésilienne Ana Carvalho, qui, selon Adolfo Daniel Vallejo, a manqué de poigne pour calmer le public acquis à la cause de Moïse Kouamé.

Le dérapage sexiste de Vallejo après sa défaite contre Kouamé

« Ce genre de match doit être arbitré par un homme, c’est très difficile pour une femme. Il faut un homme pour arbitrer, car le public est très exigeant et il faut beaucoup de force pour affronter la foule. Le public était vraiment excessif, mais je comprends qu'il soutient son compatriote. C'est un public assez intense, c'est pourquoi j'étais préparé, je savais déjà que ce serait comme ça et, honnêtement, ça ne m'a pas désavantagé, ça l'a galvanisé », lâche-t-il dans des propos accordés au magazine Clay, avant de poursuivre.

«Ce genre de match doit être arbitré par un homme, c’est très difficile pour une femme»

« Je pense qu'il a perdu beaucoup de temps à plusieurs reprises, allongé au sol ou à temporiser. Et ce n'est pas normal que le public crie pendant une minute entière sans qu'il y ait de jeu. Dans un match où l'aspect physique compte autant, si on laisse beaucoup de temps à un joueur, il va forcément en profiter. La vérité, c'est que c'est aussi difficile pour un arbitre de gérer ce genre de situation », ajoute Adolfo Daniel Vallejo, dont les propos feront probablement réagir. En attendant, c'est bien Moïse Kouamé qui sera au rendez-vous du troisième tour de Roland-Garros, samedi face à Alejandro Tabilo.

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