Depuis le début de saison, Jonas Vingegaard a largement dominé les deux courses auxquelles il a participé, Paris-Nice et le Tour de Catalogne, affichant un niveau qu'on ne lui avait pas vu depuis sa grave chute au Tour du Pays Basque. Au point de pouvoir réellement concurrencer Tadej Pogacar sur le Tour de France ? Interrogé sur le sujet, Cyrille Guimard y croit.

Vainqueur en dominant largement des deux premières courses de sa saison, à savoir Paris-Nice et le Tour de Catalogne, Jonas Vingegaard a affiché un niveau qu'on ne lui avait probablement pas vu depuis sa grave chute lors du Tour du Pays Basque il y a deux ans. Comme s'il s'était enfin débarrassé des séquelles de cette dernière.
« Maintenant, il est peut-être de retour à ce niveau, voire meilleur »
A l'occasion d'un entretien accordé à TV2, l'ancien coureur danois Niki Sorensen s'est dit persuadé qu'on allait retrouver le vrai Jonas Vingegaard, expliquant dans des propos rapportés par cyclinguptodate.com : « Après sa grave chute au Tour du Pays Basque il y a deux ans, je ne pense pas que l'on ait revu le même Vingegaard jusqu'à la fin de l'année dernière. Il lui manquait quelque chose, et je ne sais pas quoi. Mais il n'était plus au même niveau qu'avant sa chute. Maintenant, il est peut-être de retour à ce niveau, voire meilleur ».
« Il a gagné avec une telle facilité qu’on peut se demander s’il est aujourd’hui au niveau de Pogacar »
Si l'on ajoute à cela une nouvelle motivation du fait de sa nouvelle approche du Tour de France passant par le Giro, Jonas Vingegaard réserve-t-il une grande surprise ? Peut-il à nouveau se montrer au niveau de Pogacar pour livrer un vrai duel pour le maillot jaune ? Interrogé sur le sujet lors de sa chronique pour cyclismactu.net, Cyrille Guimard y croit : « Je le disais : les stars ont encore monté d’un cran. Vingegaard en fait partie. Il a gagné avec une telle facilité qu’on peut se demander s’il est aujourd’hui au niveau de Pogacar. Ce serait formidable pour le Tour de France, avec des duels épiques. Il a dominé avec une grande sérénité, même sans équipiers, notamment sur la dernière étape en Catalogne. Il choisissait parfaitement ses moments d’effort. On sent une énorme confiance ».