Cyclisme : « S'ils n'ont pas pu suivre Pogacar à San Remo... »
Alexandre Higounet

A quelques jours du Tour des Flandres, la question est de savoir si les principaux adversaires de Tadej Pogacar, à commencer par Mathieu Van der Poel et Wout Van Aert, seront en situation de concurrencer le leader slovène dans les monts. Pour Johan Bruyneel, l'ancien directeur sportif de Lance Armstrong, la question est d'ores et déjà réglée.

Dimanche, le deuxième volet du duel XXL entre Tadej Pogacar et Mathieu Van der Poel se tiendra sur le Tour des Flandres. Le champion hollandais n'a pas caché qu'il rêvait d'y décrocher une quatrième victoire historique, mais il lui faudra pour cela vaincre le Slovène qui l'a pour l'instant toujours dominé sur ce terrain lorsqu'il était au départ.

« Si tout se passe comme prévu, Pogacar l'emportera en solitaire »

Mathieu Van der Poel peut-il espérer inverser la tendance ? A l'occasion du podcast The Move, Johan Bruyneel, l'ancien directeur sportif de Lance Armstrong, a évoqué le sujet et livré une réponse sans concession, expliquant dans des propos rapportés par cyclinguptodate.com : « Si tout se passe comme prévu, Pogacar l'emportera en solitaire. C'est une course plus difficile que toutes celles que nous avons vues jusqu'à présent et je ne vois pas qui pourrait le suivre ». A l'appui de ce verdict, Bruyneel lâche un argument qui fait mouche : « Si on ne parvient pas à rester dans sa roue à Sanremo, où l'aspiration est plus facile, alors en Flandres, après une véritable guerre d'usure, ce sera encore plus dur ».

Sans la chute avant la Cipressa, rien ne permet d'affirmer que Van der Poel n'aurait pas tenu dans le Poggio...

L'argument est efficace, c'est un fait, d'autant que Mathieu Van der Poel n'a jamais pu jusqu'à maintenant tenir la roue de Pogacar devant l'accumulation des Monts Flandriens. Pour autant, il reste un petit espoir pour le Hollandais. Non seulement, il semble continuer à progresser dans les montées, mais l'argument de Milan San Remo doit tout de même être modéré car la chute intervenue juste avant la Cipressa a obligé les deux leaders à un effort beaucoup plus long que prévu, pour d'abord revenir en tête avant d'attaquer dans la montée du capo, ce qui a crée un contexte bien plus favorable pour le grimpeur slovène. Sans cette chute, rien ne permet d'affirmer que Van der Poel n'aurait pas tenu sa roue dans le Poggio.

Articles liés